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Atelier Cuisine



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Escapade Nature

Une halte ornithologique dans la Dombes aux mille étangs

Entre Lyon et Genève, Rhône et Jura, l’Ain a la particularité d’avoir une très grande diversité de paysages… habillant quatre régions : la Bresse, la Dombes, le Bugey et le Pays de Gex. L’une d’elle, la Dombes, aux frontières de l’air et de l’eau, entre terre et ciel, résonne, depuis la nuit des temps, de chants de son peuple d’oiseaux et du clapotis de ses étangs peuplés de poissons et de plantes aquatiques. C’est là que se trouve le Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes. En route pour une visite guidée !



L'entrée du Parc des Oiseaux donnant sur la Baie de Cuba où résident les Flamands Roses. © Le Parc des Oiseaux
L'entrée du Parc des Oiseaux donnant sur la Baie de Cuba où résident les Flamands Roses. © Le Parc des Oiseaux
Située dans le département de l'Ain au nord-est de Lyon, avec son millier d’étangs sur une surface de plus de 1 000 hectares, la Dombes est une des dix grandes régions du monde pour la richesse de sa population d’oiseaux et la première région productrice de poissons d'étangs en France. Sur ce plateau d'origine morainique (dépôt de sable, de cailloux et d'argile) imperméable, alimenté par les pluies, les étangs ont été creusés - principalement par les moines - dans un but piscicole. Leur faible profondeur d’un mètre et leurs berges en pente douce en font un habitat idéal pour de nombreuses espèces d’oiseaux.

Un biotope bien défini et sauvegardé

Trois catégories d’oiseaux y cohabitent : les oiseaux locaux résidants à l’année ; les migrateurs estivants qui arrivent au printemps et se reproduisent avant de repartir dans le sud à l’automne ; les grands migrateurs qui font une halte de repos et de nourriture sur leur route vers le nord. L'alternance assec/évolage, qui consiste à vider l’étang entre une et deux fois tous les 5 ans, permet l’alternance de la pêche et de la culture de l’avoine, du blé, du soja ou du sorgho. Il s’agit d’une particularité agricole locale où culture céréalière et élevage du poisson sont intimement et traditionnellement associés. Cette pratique est très encadrée et permet de conserver un habitat favorable aux oiseaux : limitation des engrais, pas d’emplois de produits phytosanitaires, obligation de maintien de la ceinture végétale des étangs telles que roselières, jonchaies et tourbières.

Une politique départementale de développement durable

Le grand plan d'eau central vu par-dessus une haie de bambous. © Dominique Debeauvais
Le grand plan d'eau central vu par-dessus une haie de bambous. © Dominique Debeauvais
En 1963, le conseil général de l’Ain décide la création de la réserve départementale ornithologique et botanique de Villars-les-Dombes. Sa superficie est aujourd’hui de 380 ha, son accès est interdit au public mais la mise en place de visites guidées est prévue dés l’automne 2008. Son rôle de conservatoire de la faune et de la flore s’organise autour de la préservation de l’équilibre des biotopes locaux ainsi que dans l’inventaire de la faune et de la flore locales. Ces actions entrent dans les résolutions en faveur du développement durable du Conseil général.

C’est dans cet environnement particulièrement favorable à l’épanouissement de l’avifaune, et qui par conséquent attirait un public intéressé par le sujet, que fut décidé de créer Le Parc des Oiseaux. Inauguré en 1970, il est aujourd’hui le premier parc ornithologique de France et l’un des plus important d’Europe. Il présente une collection de 2 000 oiseaux de 400 espèces différentes. Ici, tout est fait pour présenter les oiseaux dans un environnement le plus proche possible de leur habitat naturel, leur permettant ainsi de retrouver un comportement naturel propice à leur bien-être et à leur reproduction. Quant au visiteur, il a le plaisir de croiser des espaces paysagés diversifiés, de se déplacer d’une zone à l’autre dans un parc verdoyant, souvent en bordure d’étang, une superbe balade en pleine nature.

Une volonté de protection des espèces menacées

Le Condor des Andes fait partie de l'un des programmes de conservation d'espèces menacées du Parc. © Le Parc des Oiseaux
Le Condor des Andes fait partie de l'un des programmes de conservation d'espèces menacées du Parc. © Le Parc des Oiseaux
Le choix des espèces, au-delà de la volonté de présenter un éventail le plus large possible de variétés de couleur, de physionomie et de comportement des oiseaux du monde, est dans la sauvegarde d’espèces menacées de disparition. À ce titre, le Pélican Frisé est emblématique de la politique du parc. Il y vit la plus grande colonie en captivité au monde, soit une cinquantaine d’individus. Le parc contribue à des programmes de conservation dans le cadre des EEP (Programmes Européens d'Elevage). Ceux-ci coordonnent la collaboration entre les parcs pour l'élevage des espèces classées menacées et dont la reproduction en captivité est difficile. La finalité étant soit de participer à des programmes de réintroduction dans la nature, soit de préserver une population saine et viable en captivité. Le Parc des Oiseaux est inscrit pour 23 programmes de conservation d'espèces menacées, dont 16 EEP. À citer parmi les 15 opérations en place : la réintroduction de deux Vautours Moines dans les Cévennes ; la naissance de Condors des Andes ; la mise en place d’un plan de sauvetage du Cacatoès des Philippines dont la disparition semblait inexorable.

Un spectacle aérien original

Même les Pélicans Frisés se prêtent au jeu et sont même un rien cabot ! © Dominique Debeauvais
Même les Pélicans Frisés se prêtent au jeu et sont même un rien cabot ! © Dominique Debeauvais
Parce que l’expression naturelle et fondamentale de l’oiseau, le vol, était peu représentée, le parc a mis en place un spectacle d’oiseaux en vol. À cette fin, un site spécialement conçu pour ce type de spectacle est élevé en bordure de l'étang central du Parc. Réalisé à partir de matériaux naturels, les 850 places en gradins boisés, la scène et le bassin s’intègrent parfaitement au paysage permettant à la magie d’opérer. Le spectacle débute par le vol des pélicans. S’ils se laissent parfois un peu désirer, leur apparition à l’horizon et leur arrivée sur l’aire de spectacle donnent une impression de liberté et de naturel. Leurs succèdent une quinzaine d’espèces inhabituelles en spectacle : bernaches, ibis, perruches, aras, cormorans, chouettes, etc.

Loin du spectacle de cirque, les oiseaux évoluent dans les conditions les plus proches possible de la vie sauvage, même si certains semblent prendre un réel plaisir à frôler la tête des spectateurs. Pour réussir ce pari audacieux et difficile, nécessité est de faire naître des oiseaux et de les élever par imprégnation dés leur premier jour à la place de leurs parents. Un travail quotidien durant un an pour arriver à cette confiance mutuelle. Bravo aux soigneurs et merci pour ces trente minutes de plaisir !

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Un spectacle aérien original

Mercredi 11 Mars 2009
Gil Chauveau

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À la Une !

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet

Il y a à Cambremer, dans le Calvados, une bien belle maison que l’on nomme le Manoir la Brière des Fontaines. En 1865, son propriétaire, M. François Huet, décide de distiller et stocker, pour sa famille et par pur plaisir, du calvados. Son fils Pierre les commercialise, vers 1893, en les proposant à de prestigieux restaurants de l’époque. Il crée ainsi la renommée de la maison Huet. Depuis, deux générations se sont succédé. François Huet qui, dans les années vingt, produira les millésimes qui sont actuellement le prestige de la marque et, de nos jours, Philippe Huet et ses deux neveux qui perpétuent le savoir-faire familial.

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet
C’est le maintien de ce savoir-faire ancestral et artisanal qui fait, aujourd’hui, toute la particularité du cidre, pommeau et calvados Pierre Huet. Tout d’abord, en appliquant des règles précises de culture : réduction du rendement à l’hectare afin d’obtenir un meilleur équilibre gustatif du fruit, diversification des variétés de pommes (environ 30) et pas d’utilisation d’engrais chimiques, notamment azotés (l’azote accélérant la multiplication des levures engendrant des fermentations rapides néfastes aux parfums naturels).

Ensuite, en respectant des méthodes de fabrications strictes : fermentation lente et prise de mousse naturelle préservant la fraîcheur et les parfums du cidre, rendement en pur jus ne dépassant pas 65 % (contrairement au 75 % autorisés), vieillissement de 30 mois minimum pour le calvados (au lieu de 18 mois, comme le prescrit la loi), utilisation de barriques d’âges et d’origines différentes permettant des assemblages complexes, etc.

Recette du Jour

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays

Au sud du Massif Central se trouve le haut plateau volcanique et granitique de l'Aubrac, aux pâturages riches et variés. Reflet de ce terroir, la fourme de Laguiole (AOC obtenue en 1961, aujourd'hui AOP) raconte l'histoire d'hommes qui ont su, depuis le XIIe siècle au cœur d'un pays rude, parfois secret, mais toujours généreux, préserver un savoir-faire et une tradition laitière.

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays
Fabriqué à partir de lait cru et entier des vaches de races Simmental et Aubrac, nourries exclusivement à base d’herbe pâturée dans le plus pur respect de la nature, le Laguiole (prononcée layole) est un fromage à pâte pressée dont l'affinage va de 4 mois minimum à 18 mois.
Côté chiffre, le Laguiole c'est : 75 producteurs de lait, 3 producteurs fermiers et un transformateur pour 15 millions de litres par an… transformés en 700 tonnes par an de fourmes de Laguiole et aussi de tomes fraîches (utiliser pour l'Aligot).
Côté cuisine, voici une des recettes ancestrales du plateau de l'Aubrac.

La recette initiale, étant réalisée avec des girolles, est évidemment automnale. Mais sa simplicité et l'association gustative invoquée permettent sans problème de lui donner un air plus printanier avec des champignons de saison : Morille (pour les chanceux qui pourront en cueillir), Mousseron (ou Tricholome de la Saint-Georges), Cèpe bronzé (ou Tête de nègre), Champignon de couche (ou Psalliote à deux spores).

Recette du Jour

Salade de poulet mariné à l'italienne

Salade fraîcheur pour contrer la chaleur de l'été... Poulet poché, émietté puis se détendant dans une marinade citronné émulsionnée à l'huile d'olive et associé à quelques dés de tomates, raisins secs et câpres. Servi rafraîchi sur un lit de salades de saison, voilà une note désaltérante pour un repas estivale léger !


Ingrédients (pour 6 personnes) :

Salade de poulet mariné à l'italienne
4 blancs de poulet, 2 belles tomates à chair ferme (cœur de bœuf par exemple), 300 g de salades de saison (batavia, feuille de chêne rouge, un peu de roquette), 3 citrons, 2 tablettes de bouillon (1 de volaille et 1 de légumes), 100 g de raisins secs, 60 g de câpres, 2 feuilles de laurier, ½ cuillère à café de piment en poudre, 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, huile d'olive typée (par exemple une huile de Toscane), sel, poivre en grains (idéalement 12 grains de poivre à queue cubèbe et 2 poivres longs), quelques feuilles d'estragon, origan, quelques brins de ciboulette, un bouquet de jeunes pousses de moutarde et de brocoli.

Escapade Nature

Jardiner, c'est bon pour la santé !

Ras le bol du froid, de la neige et de la grisaille ! Courage, le printemps arrive et vous pourrez retrouver la forme et le moral en vous livrant à une activité de plein air : le jardinage. Ou le jardin bien dans sa peau en quatre déclinaisons… pour une escapade nature chez soi !


Bien dans son corps

Jardiner, c'est bon pour la santé !
De nombreuses études scientifiques concluent à l’apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire, la lutte contre l’obésité, la réduction des risques du diabète, des accidents cardio-vasculaires et de l’ostéoporose.

Le jardinage s’avère, en effet, être une véritable activité physique qui demande des efforts exercés de façon régulière. La tonte d’une pelouse de 200 m2 vous fera parcourir environ 20 kilomètres par an et le bêchage d’une parcelle de 10 m2 vous fera déplacer environ 1 tonne 500 de terre en 350 coups de bêche. L’idéal est de le pratiquer chacun à son rythme et en fonction de ses possibilités physiques. Pour bien faire, penser à concevoir votre jardin en fonction de la charge de travail que vous allez pouvoir supporter sans vous laisser déborder par les évènements.

Des efforts modérés mais répétés seront plus efficaces pour votre corps et votre jardin que des opérations commando ponctuelles qui vous laisseront courbaturé pour plusieurs jours, avec des ampoules au creux des mains et peut-être un lumbago en cadeau. Si jardiner - bêcher, griffer, porter - entretient la masse musculaire, elle entretient aussi la souplesse - désherber, cueillir, tailler. Il est conseillé d’alterner les travaux et les postures aussitôt que des tiraillements ou des douleurs sonnent l’alarme.



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