Connectez-vous S'inscrire
Saveurs et Passions : Gastronomie, Vins, Recettes de cuisine, Escapades Nature, Balades gourmandes, EcoTourisme, Bio
Saveurs & Passions

Magazine de la gastronomie, de l'œnologie, des balades gourmandes, du tourisme vert, du bio et de la biodynamie


Atelier Cuisine



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Gastronomie

Le Miel et ses bienfaits

Autrefois appelé le "lait des dieux", il est connu depuis la préhistoire par les hommes qui prélevaient, dans les troncs d’arbres, le miel des abeilles sauvages (méthode dite "de l’ours" !). C’est l’un des derniers produits naturels mettant en œuvre des méthodes traditionnelles de fabrication.



Petite définition en guise d’introduction

Ponte de la reine.
Ponte de la reine.
Le miel est la substance naturelle élaborée par les abeilles mellifiques à partir du nectar de fleurs ou de sécrétions provenant de certaines parties de plantes.
Les abeilles emmagasinent le nectar dans leur jabot et le rapportent à la ruche. Là, il est distribué à d’autres ouvrières qui le réchauffent dans leur bouche, facilitant ainsi l'évaporation d'une partie de l'eau qu'il contient. Elles y ajoutent une sécrétion propre (ou salive) qui réduit le saccharose en glucose et fructose, plus digestes.

Le produit obtenu est ensuite recraché pour être stocké dans des alvéoles ouverts où il finira de "mûrir" pour achever sa transformation en miel. Les produits récoltés, grâce au labeur des abeilles (Apis Mellifica, ordre des hyménoptères), à la belle saison des fleurs, sont principalement du miel (90 %), du pollen, de la gelée royale aux vertus médicinales, la cire et la propolis, un ensemble de substances résineuses, gommeuses et balsamiques.

Énergie et santé

Abeille sur fleur de bruyère.
Abeille sur fleur de bruyère.
Le miel est, depuis la plus haute Antiquité, reconnu pour ses différentes vertus nutritionnelles et médicinales. Les "anciens" l’utilisaient largement dans un cadre thérapeutique préventif ou curatif de manière empirique. Des études scientifiques récentes ont permis d’expliquer et de compléter cet empirisme en analysant ses différentes propriétés et actions.

On a ainsi déterminé deux niveaux de composition du miel : un "général" concernant tous les miels et des "spécifiques" notamment pour les différents miels mono-floraux. En effet, les propriétés médicinales spécifiques de l’aubépine ou du thym, par exemple, vont se retrouver dans le miel issu de ces plantes.

Tout d’abord, le miel est le seul produit sucrant naturel pour l’homme et il possède un pouvoir calorique important de 300 Kcal pour 100 g. Il est riche en sucres simples (di, tri et polysaccharides) directement assimilables.
Il contient :
Une trentaine de substances minérales et d’oligo-éléments (calcium, cuivre, fer, phosphore, silicium, sodium, soufre, etc.) ;
Suivant son origine botanique, des vitamines B1, B2, B3 ou PP, B5, B6, B8 ou H, B9 ;
De l’Inhibine (groupe de facteurs antibiotiques) et surtout des flavonoïdes qui proviennent du métabolisme des cellules végétales (ils ont des actions antivirale, cicatrisante, antioxydante et anti-inflammatoire) ;
De l’invertase et de l’amylase (des enzymes) ;
Des acides organiques et des lactones ;
Une douzaine d’acides aminés.

Les propriétés ou actions communes à tous les miels sont : antianémique, antiseptique, béchique (qui calme la toux), digestive, diurétique, dynamogénique (énergétique), émolliente (relaxante), fébrifuge, laxative, sédative et vicariante.
Parmi les indications thérapeutiques spécifiques attribuées aux miels mono-floraux, les plus notables sont : régulateur intestinal pour le miel d’acacia ; antispasmodique pour l’oranger ou l’aubépine ; cholagogue et cholérétique pour le romarin ; hypolipémiante pour le tournesol ; anti-inflammatoire, anti-anémique et reminéralisant pour le sapin ; antiseptique et anti-inflammatoire des voies respiratoires pour la lavande, etc.

Actuellement, certains effets reconnus empiriquement n’ont pu être expliqués scientifiquement. Mais on sait que la consommation de miel ne présente aucune contre-indication et pas d’incompatibilité avec d’autres thérapeutiques. Et il peut complètement remplacer le sucre ordinaire.

Pour finir, sachez que cette "laborieuse butineuse", et ce n'est la moindre de ses qualités, joue un rôle primordial dans la vie de notre planète où une partie non négligeable de la reproduction végétale dépend de sa pollinisation (et de celles d'une grande partie des apoïdes dont les abeilles sauvages et certaines guèpes).

Source : “Les Produits de la Ruche”, Donadieu Editions ; Syndicat National d’Apiculture.

Merci l'UNAF.

L'UNAF, c'est : 22 000 apiculteurs, une revue apicole : "Abeilles et Fleurs", un thème : L'abeille, sentinelle de l'environnement, une vigilance vis à vis des produits phytosanitaires et des OGM, des actions régulières pour la préservation de la faune pollinisatrice, de la biodiversité et de l'environnement, une base de données d'articles techniques, sanitaires, économiques, une librairie en ligne proposant de nombreux ouvrages sur l'apiculture, la flore, la santé, l'apithérapie, la biologie de l'abeille, la gastronomie, etc..., des liens vers les fabricants de matériel apicole, les organismes de formation, les laboratoires scientifiques, et une réponse à toutes les questions qu'apiculteurs et grand public se posent sur le monde de l'abeille et de l'apiculture.

Vendredi 1 Mai 2009
Gil Chauveau

Gastronomie | Terre de Vins | Escapade Nature | Atelier Cuisine | Bibliothèque


À la Une !

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet

Il y a à Cambremer, dans le Calvados, une bien belle maison que l’on nomme le Manoir la Brière des Fontaines. En 1865, son propriétaire, M. François Huet, décide de distiller et stocker, pour sa famille et par pur plaisir, du calvados. Son fils Pierre les commercialise, vers 1893, en les proposant à de prestigieux restaurants de l’époque. Il crée ainsi la renommée de la maison Huet. Depuis, deux générations se sont succédé. François Huet qui, dans les années vingt, produira les millésimes qui sont actuellement le prestige de la marque et, de nos jours, Philippe Huet et ses deux neveux qui perpétuent le savoir-faire familial.

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet
C’est le maintien de ce savoir-faire ancestral et artisanal qui fait, aujourd’hui, toute la particularité du cidre, pommeau et calvados Pierre Huet. Tout d’abord, en appliquant des règles précises de culture : réduction du rendement à l’hectare afin d’obtenir un meilleur équilibre gustatif du fruit, diversification des variétés de pommes (environ 30) et pas d’utilisation d’engrais chimiques, notamment azotés (l’azote accélérant la multiplication des levures engendrant des fermentations rapides néfastes aux parfums naturels).

Ensuite, en respectant des méthodes de fabrications strictes : fermentation lente et prise de mousse naturelle préservant la fraîcheur et les parfums du cidre, rendement en pur jus ne dépassant pas 65 % (contrairement au 75 % autorisés), vieillissement de 30 mois minimum pour le calvados (au lieu de 18 mois, comme le prescrit la loi), utilisation de barriques d’âges et d’origines différentes permettant des assemblages complexes, etc.

Recette du Jour

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays

Au sud du Massif Central se trouve le haut plateau volcanique et granitique de l'Aubrac, aux pâturages riches et variés. Reflet de ce terroir, la fourme de Laguiole (AOC obtenue en 1961, aujourd'hui AOP) raconte l'histoire d'hommes qui ont su, depuis le XIIe siècle au cœur d'un pays rude, parfois secret, mais toujours généreux, préserver un savoir-faire et une tradition laitière.

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays
Fabriqué à partir de lait cru et entier des vaches de races Simmental et Aubrac, nourries exclusivement à base d’herbe pâturée dans le plus pur respect de la nature, le Laguiole (prononcée layole) est un fromage à pâte pressée dont l'affinage va de 4 mois minimum à 18 mois.
Côté chiffre, le Laguiole c'est : 75 producteurs de lait, 3 producteurs fermiers et un transformateur pour 15 millions de litres par an… transformés en 700 tonnes par an de fourmes de Laguiole et aussi de tomes fraîches (utiliser pour l'Aligot).
Côté cuisine, voici une des recettes ancestrales du plateau de l'Aubrac.

La recette initiale, étant réalisée avec des girolles, est évidemment automnale. Mais sa simplicité et l'association gustative invoquée permettent sans problème de lui donner un air plus printanier avec des champignons de saison : Morille (pour les chanceux qui pourront en cueillir), Mousseron (ou Tricholome de la Saint-Georges), Cèpe bronzé (ou Tête de nègre), Champignon de couche (ou Psalliote à deux spores).

Recette du Jour

Salade de poulet mariné à l'italienne

Salade fraîcheur pour contrer la chaleur de l'été... Poulet poché, émietté puis se détendant dans une marinade citronné émulsionnée à l'huile d'olive et associé à quelques dés de tomates, raisins secs et câpres. Servi rafraîchi sur un lit de salades de saison, voilà une note désaltérante pour un repas estivale léger !


Ingrédients (pour 6 personnes) :

Salade de poulet mariné à l'italienne
4 blancs de poulet, 2 belles tomates à chair ferme (cœur de bœuf par exemple), 300 g de salades de saison (batavia, feuille de chêne rouge, un peu de roquette), 3 citrons, 2 tablettes de bouillon (1 de volaille et 1 de légumes), 100 g de raisins secs, 60 g de câpres, 2 feuilles de laurier, ½ cuillère à café de piment en poudre, 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, huile d'olive typée (par exemple une huile de Toscane), sel, poivre en grains (idéalement 12 grains de poivre à queue cubèbe et 2 poivres longs), quelques feuilles d'estragon, origan, quelques brins de ciboulette, un bouquet de jeunes pousses de moutarde et de brocoli.

Escapade Nature

Jardiner, c'est bon pour la santé !

Ras le bol du froid, de la neige et de la grisaille ! Courage, le printemps arrive et vous pourrez retrouver la forme et le moral en vous livrant à une activité de plein air : le jardinage. Ou le jardin bien dans sa peau en quatre déclinaisons… pour une escapade nature chez soi !


Bien dans son corps

Jardiner, c'est bon pour la santé !
De nombreuses études scientifiques concluent à l’apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire, la lutte contre l’obésité, la réduction des risques du diabète, des accidents cardio-vasculaires et de l’ostéoporose.

Le jardinage s’avère, en effet, être une véritable activité physique qui demande des efforts exercés de façon régulière. La tonte d’une pelouse de 200 m2 vous fera parcourir environ 20 kilomètres par an et le bêchage d’une parcelle de 10 m2 vous fera déplacer environ 1 tonne 500 de terre en 350 coups de bêche. L’idéal est de le pratiquer chacun à son rythme et en fonction de ses possibilités physiques. Pour bien faire, penser à concevoir votre jardin en fonction de la charge de travail que vous allez pouvoir supporter sans vous laisser déborder par les évènements.

Des efforts modérés mais répétés seront plus efficaces pour votre corps et votre jardin que des opérations commando ponctuelles qui vous laisseront courbaturé pour plusieurs jours, avec des ampoules au creux des mains et peut-être un lumbago en cadeau. Si jardiner - bêcher, griffer, porter - entretient la masse musculaire, elle entretient aussi la souplesse - désherber, cueillir, tailler. Il est conseillé d’alterner les travaux et les postures aussitôt que des tiraillements ou des douleurs sonnent l’alarme.



Partenaires