Connectez-vous S'inscrire
Saveurs et Passions : Gastronomie, Vins, Recettes de cuisine, Escapades Nature, Balades gourmandes, EcoTourisme, Bio
Saveurs & Passions

Magazine de la gastronomie, de l'œnologie, des balades gourmandes, du tourisme vert, du bio et de la biodynamie


Atelier Cuisine



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Escapade Nature

Jardiner, c'est bon pour la santé !

Ras le bol du froid, de la neige et de la grisaille ! Courage, le printemps arrive et vous pourrez retrouver la forme et le moral en vous livrant à une activité de plein air : le jardinage. Ou le jardin bien dans sa peau en quatre déclinaisons… pour une escapade nature chez soi !



Bien dans son corps

Jardiner, c'est bon pour la santé !
De nombreuses études scientifiques concluent à l’apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire, la lutte contre l’obésité, la réduction des risques du diabète, des accidents cardio-vasculaires et de l’ostéoporose.

Le jardinage s’avère, en effet, être une véritable activité physique qui demande des efforts exercés de façon régulière. La tonte d’une pelouse de 200 m2 vous fera parcourir environ 20 kilomètres par an et le bêchage d’une parcelle de 10 m2 vous fera déplacer environ 1 tonne 500 de terre en 350 coups de bêche. L’idéal est de le pratiquer chacun à son rythme et en fonction de ses possibilités physiques. Pour bien faire, penser à concevoir votre jardin en fonction de la charge de travail que vous allez pouvoir supporter sans vous laisser déborder par les évènements.

Des efforts modérés mais répétés seront plus efficaces pour votre corps et votre jardin que des opérations commando ponctuelles qui vous laisseront courbaturé pour plusieurs jours, avec des ampoules au creux des mains et peut-être un lumbago en cadeau. Si jardiner - bêcher, griffer, porter - entretient la masse musculaire, elle entretient aussi la souplesse - désherber, cueillir, tailler. Il est conseillé d’alterner les travaux et les postures aussitôt que des tiraillements ou des douleurs sonnent l’alarme.

Bien dans sa tête

Géranium de Madère dans un parterre de flore locale. © Dominique Debeauvais
Géranium de Madère dans un parterre de flore locale. © Dominique Debeauvais
Quoi de plus relaxant que de prendre l’air en vaquant tranquillement à ses travaux dans un cadre verdoyant par un jour de beau temps. Travailler au jardin, c’est se reposer la tête, laisser son esprit vagabonder et oublier ses soucis. Et puis la récompense est au bout de l’effort : la beauté d’un jardin, la grâce d’une plante ou une récolte gratifiante. C’est également échanger des conseils, des végétaux, partager une récolte abondante et donner à contempler un spectacle pour les yeux des passants. Certains deviennent de vrais passionnés courant les fêtes des plantes et les salons. Plusieurs familles s’y côtoient : les collectionneurs, les "bio", les paysagistes, les amateurs de nains de jardin, les adeptes d’anciens légumes. Tiré au cordeau ou plus naturel, luxuriant ou zen, immensité maraîchère, mouchoir de poche ou jardinière dans un appartement, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Jardiner, c’est faire des projets, se projeter dans l’avenir à plus ou moins long terme. Il faut anticiper sur l’avenir : que cela soit préparer sa terre à l’automne pour ne semer qu’au printemps, attendre deux ou trois ans avant de cueillir les premiers fruits de l’arbre planté cette année ou prévoir l’encombrement des végétaux et des arbres dans plusieurs années. Le jardinier doit avoir un tempérament patient et optimiste.

Jardiner c’est aussi vivre dans son temps, se documenter, apprendre des techniques, prendre parti pour la préservation de la nature, transmettre des valeurs aux enfants. Si pendant longtemps les jardiniers amateurs ont contribué à la pollution des nappes phréatiques par l’emploi, de façon laxiste, des produits chimiques, la tendance s’inverse. Le jardinier amateur n’est pas tenu à un rendement quantitatif, il a toutes libertés pour obtenir des produits sains, trouver des solutions alternatives à la chimie, tirer des enseignements de ses échecs. La culture raisonnée devrait être la règle, l’emploi de pesticides réduit au minimum si ce n’est supprimé et remplacé par des solutions "bio".

La météo prend aussi une autre dimension. Elle est un facteur essentiel de réussite et d’organisation, un soleil radieux n’est pas toujours synonyme de beau temps.

La nécessité et la fragilité de l’eau sont perçues au quotidien, sa gestion est devenue une préoccupation et des techniques anti-gaspillage et de récupération sont mises en œuvre. Et voilà comment en voulant manger sainement, on devient un "éco-citoyen".

Bien dans son assiette

Jardiner, c'est bon pour la santé !
À l’heure où les médecins nous vantent les mérites de la consommation de légumes pour la santé, où les médias nous expliquent les vertus du régime crétois pour la santé et la longévité, il est évident que la production potagère est un apport de bienfaits dans l’assiette. Si certains se limitent à quelques radis, salades et pieds de tomates, d’autres allient gastronomie et culture en récoltant des variétés et espèces introuvables dans le commerce. Ces passionnés réhabilitent d’anciens légumes tels que panais, rutabagas, scorsonères et autres topinambours, et font renaître des variétés de légumes souvent supprimés pour des raisons commerciales.

L'un des cas les plus flagrants étant la tomate qui est réduite, aujourd'hui, à trois ou quatre variétés sur nos étals, alors qu'il en existe plus d'une quarantaine succulente et adaptée à notre cuisine. De toute façon, le goût et les vitamines assujettis à la fraîcheur seront au rendez-vous dans l’assiette. Disposer de légumes incite à se diversifier dans les accommodements culinaires. La cuisine devient un laboratoire de recherche et de création de nouvelles recettes, d’expérimentation de nouveaux goûts. N’oubliez pas de cultiver et d’utiliser les herbes aromatiques, d’ajouter quelques fleurs comme celles de la capucine ou de la ciboulette dans vos salades. Pratiquez la congélation et la stérilisation des conserves pour prolonger la consommation des légumes au cours de l’hiver. Jardiner, c'est aussi pouvoir redonner des couleurs et du "peps" à ses repas tout au long des saisons !

Bien dans son environnement

S’il est une évidence qu’un appartement ou un bureau fleuri et embelli par des plantes sera plus agréable à vivre par ses occupants, diverses études en psychologie environnementale ont montré que leur seule présence apportait une sensation de bien-être, réduisait le stress et stimulait la créativité. Il semble que ce ne serait pas du qu’à leurs seules qualités esthétiques : plusieurs d’entre elles absorbent et dégradent les solvants qui s’évaporent des matériaux modernes, d’autres neutralisent les ondes des écrans, et la plupart humidifient l’atmosphère et émettent des ions négatifs.

Contre l’ammoniaque, présent dans les détergents, adoptez une azalée. Pour lutter contre le formol (formaldéhyde contenu dans les colles, mousses d’isolation, vêtement nettoyé à sec, etc.), choisissez un ficus ou un chlorophytum qui, en plus, absorbera le monoxyde de carbone. Le lierre, lui, s’attaque au benzène, un solvant présent dans les peintures, matières plastiques, fumée de cigarettes, etc., et le philodendron au PCP, fongicides se trouvant dans les traitements du bois. Les cactées et autres plantes grasses réduisent les effets des ondes électromagnétiques des écrans de télévision et d’ordinateur. À l’inverse des autres plantes, elles produisent de l’oxygène la nuit et rejettent du gaz carbonique le jour. Elles trouveront donc une place de prédilection dans les chambres à coucher, mais préférez celles qui sont sans épines dans les chambres d’enfants.

Alors n’hésitez plus… Faites rentrer la vie chez vous : des plantes, des vrais ! Aimez-les, chouchoutez-les. Elles vous le rendront bien.

Mercredi 5 Mai 2010
Zoé Paprika

Gastronomie | Terre de Vins | Escapade Nature | Atelier Cuisine | Bibliothèque


À la Une !

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet

Il y a à Cambremer, dans le Calvados, une bien belle maison que l’on nomme le Manoir la Brière des Fontaines. En 1865, son propriétaire, M. François Huet, décide de distiller et stocker, pour sa famille et par pur plaisir, du calvados. Son fils Pierre les commercialise, vers 1893, en les proposant à de prestigieux restaurants de l’époque. Il crée ainsi la renommée de la maison Huet. Depuis, deux générations se sont succédé. François Huet qui, dans les années vingt, produira les millésimes qui sont actuellement le prestige de la marque et, de nos jours, Philippe Huet et ses deux neveux qui perpétuent le savoir-faire familial.

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet
C’est le maintien de ce savoir-faire ancestral et artisanal qui fait, aujourd’hui, toute la particularité du cidre, pommeau et calvados Pierre Huet. Tout d’abord, en appliquant des règles précises de culture : réduction du rendement à l’hectare afin d’obtenir un meilleur équilibre gustatif du fruit, diversification des variétés de pommes (environ 30) et pas d’utilisation d’engrais chimiques, notamment azotés (l’azote accélérant la multiplication des levures engendrant des fermentations rapides néfastes aux parfums naturels).

Ensuite, en respectant des méthodes de fabrications strictes : fermentation lente et prise de mousse naturelle préservant la fraîcheur et les parfums du cidre, rendement en pur jus ne dépassant pas 65 % (contrairement au 75 % autorisés), vieillissement de 30 mois minimum pour le calvados (au lieu de 18 mois, comme le prescrit la loi), utilisation de barriques d’âges et d’origines différentes permettant des assemblages complexes, etc.

Recette du Jour

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays

Au sud du Massif Central se trouve le haut plateau volcanique et granitique de l'Aubrac, aux pâturages riches et variés. Reflet de ce terroir, la fourme de Laguiole (AOC obtenue en 1961, aujourd'hui AOP) raconte l'histoire d'hommes qui ont su, depuis le XIIe siècle au cœur d'un pays rude, parfois secret, mais toujours généreux, préserver un savoir-faire et une tradition laitière.

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays
Fabriqué à partir de lait cru et entier des vaches de races Simmental et Aubrac, nourries exclusivement à base d’herbe pâturée dans le plus pur respect de la nature, le Laguiole (prononcée layole) est un fromage à pâte pressée dont l'affinage va de 4 mois minimum à 18 mois.
Côté chiffre, le Laguiole c'est : 75 producteurs de lait, 3 producteurs fermiers et un transformateur pour 15 millions de litres par an… transformés en 700 tonnes par an de fourmes de Laguiole et aussi de tomes fraîches (utiliser pour l'Aligot).
Côté cuisine, voici une des recettes ancestrales du plateau de l'Aubrac.

La recette initiale, étant réalisée avec des girolles, est évidemment automnale. Mais sa simplicité et l'association gustative invoquée permettent sans problème de lui donner un air plus printanier avec des champignons de saison : Morille (pour les chanceux qui pourront en cueillir), Mousseron (ou Tricholome de la Saint-Georges), Cèpe bronzé (ou Tête de nègre), Champignon de couche (ou Psalliote à deux spores).

Recette du Jour

Salade de poulet mariné à l'italienne

Salade fraîcheur pour contrer la chaleur de l'été... Poulet poché, émietté puis se détendant dans une marinade citronné émulsionnée à l'huile d'olive et associé à quelques dés de tomates, raisins secs et câpres. Servi rafraîchi sur un lit de salades de saison, voilà une note désaltérante pour un repas estivale léger !


Ingrédients (pour 6 personnes) :

Salade de poulet mariné à l'italienne
4 blancs de poulet, 2 belles tomates à chair ferme (cœur de bœuf par exemple), 300 g de salades de saison (batavia, feuille de chêne rouge, un peu de roquette), 3 citrons, 2 tablettes de bouillon (1 de volaille et 1 de légumes), 100 g de raisins secs, 60 g de câpres, 2 feuilles de laurier, ½ cuillère à café de piment en poudre, 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, huile d'olive typée (par exemple une huile de Toscane), sel, poivre en grains (idéalement 12 grains de poivre à queue cubèbe et 2 poivres longs), quelques feuilles d'estragon, origan, quelques brins de ciboulette, un bouquet de jeunes pousses de moutarde et de brocoli.

Escapade Nature

Jardiner, c'est bon pour la santé !

Ras le bol du froid, de la neige et de la grisaille ! Courage, le printemps arrive et vous pourrez retrouver la forme et le moral en vous livrant à une activité de plein air : le jardinage. Ou le jardin bien dans sa peau en quatre déclinaisons… pour une escapade nature chez soi !


Bien dans son corps

Jardiner, c'est bon pour la santé !
De nombreuses études scientifiques concluent à l’apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire, la lutte contre l’obésité, la réduction des risques du diabète, des accidents cardio-vasculaires et de l’ostéoporose.

Le jardinage s’avère, en effet, être une véritable activité physique qui demande des efforts exercés de façon régulière. La tonte d’une pelouse de 200 m2 vous fera parcourir environ 20 kilomètres par an et le bêchage d’une parcelle de 10 m2 vous fera déplacer environ 1 tonne 500 de terre en 350 coups de bêche. L’idéal est de le pratiquer chacun à son rythme et en fonction de ses possibilités physiques. Pour bien faire, penser à concevoir votre jardin en fonction de la charge de travail que vous allez pouvoir supporter sans vous laisser déborder par les évènements.

Des efforts modérés mais répétés seront plus efficaces pour votre corps et votre jardin que des opérations commando ponctuelles qui vous laisseront courbaturé pour plusieurs jours, avec des ampoules au creux des mains et peut-être un lumbago en cadeau. Si jardiner - bêcher, griffer, porter - entretient la masse musculaire, elle entretient aussi la souplesse - désherber, cueillir, tailler. Il est conseillé d’alterner les travaux et les postures aussitôt que des tiraillements ou des douleurs sonnent l’alarme.



Partenaires