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Atelier Cuisine



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Gastronomie

Dégustation : Le Craquant aux Algues

Dans une région où le beurre règne en maître, quelle ne fut pas notre surprise en goûtant un biscuit dont la composition en ignore totalement l’existence. C’est évidemment en Bretagne que cela se passe et où est fabriqué le Craquant aux algues.



© La Craquanterie.
© La Craquanterie.
Celui-ci a été imaginé par la Craquanterie (et son pâtissier Frédéric Adam), une jeune société créée par trois amis en 2004 et qui se situe à Tréguier dans les Côtes-d’Armor. Cette tuile pâtissière s’inspire de la recette du Croquant de Cordes à laquelle vient s’ajouter une des spécificités bretonnes en devenir : l’algue. Pour le Craquant aux algues, Frédéric Adam a choisi trois variétés qui sont récoltées sur la Presqu’île Sauvage. Il s’agit de l’Ulve (ou laitue de mer), la Dulse (algue rouge riche en iode, vitamines A, B5, B6, B12, E, Zinc, fer, magnésium, potassium, et ayant un taux de protéines égal à celui d’un œuf) et la Nori (utilisé pour enrouler maki et sushi).
Composition : sucre, farine, blanc d’œuf, Amandes, Algues.

Impressions de dégustation

© La Craquanterie.
© La Craquanterie.
Présentés en paquet cellophane transparent, les craquants se montre "sympathique" à l’œil (aspect visuel : rond à ovale, beige à brun) et donne envie d’ouvrir le paquet très vite. Dès l’ouverture, un nez très marqué d’amandes apparaît, suivi par une pointe de "fumé iodé". Le côté fumé s’affirme très nettement mais subtilement en bouche. Et en s’associant aux notes d’iode (apport positif des algues) et d’amande, plus le goût sucré, il rend les tuiles véritablement gourmandes.

Sa texture craquante et légère, le grillé savoureux de l’amande et le fait qu’il ne soit pas "collant" en font un biscuit appétissant qu’on a du mal à quitter. De plus, l’absence de beurre et de jaune d’œuf le rend "correct" diététiquement et l’on a presque bonne conscience en vidant le paquet !
Ce craquant est une réussite et l’adjonction d’algues apporte vraiment un plus. On le voit bien accompagner un champagne ou un bon café.
La Craquanterie - après avoir connu le succès en Bretagne avec ce Craquant aux Algues qui se différencie des biscuits traditionnels au beurre - ne s’est pas arrêtée en si bon chemin et a sorti cinq autres variétés : le Craquant Breton aux Amandes, le Craquant au caramel Salé, le Craquant aux Myrtilles, le Craquant à la Pomme et le Craquant Tatin (pomme et caramel). Ce qui leur permet également de s’ouvrir au marché national, via des distributeurs, et à la vente en ligne : lacranqueterie.com.

Ont participé à la dégustation : Cathy Provost, Camille Dieuaide, Gérard Biard.

Samedi 23 Février 2013
Gil Chauveau

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À la Une !

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet

Il y a à Cambremer, dans le Calvados, une bien belle maison que l’on nomme le Manoir la Brière des Fontaines. En 1865, son propriétaire, M. François Huet, décide de distiller et stocker, pour sa famille et par pur plaisir, du calvados. Son fils Pierre les commercialise, vers 1893, en les proposant à de prestigieux restaurants de l’époque. Il crée ainsi la renommée de la maison Huet. Depuis, deux générations se sont succédé. François Huet qui, dans les années vingt, produira les millésimes qui sont actuellement le prestige de la marque et, de nos jours, Philippe Huet et ses deux neveux qui perpétuent le savoir-faire familial.

Calvados, Pommeau et Cidre… Le trio de la saga Huet
C’est le maintien de ce savoir-faire ancestral et artisanal qui fait, aujourd’hui, toute la particularité du cidre, pommeau et calvados Pierre Huet. Tout d’abord, en appliquant des règles précises de culture : réduction du rendement à l’hectare afin d’obtenir un meilleur équilibre gustatif du fruit, diversification des variétés de pommes (environ 30) et pas d’utilisation d’engrais chimiques, notamment azotés (l’azote accélérant la multiplication des levures engendrant des fermentations rapides néfastes aux parfums naturels).

Ensuite, en respectant des méthodes de fabrications strictes : fermentation lente et prise de mousse naturelle préservant la fraîcheur et les parfums du cidre, rendement en pur jus ne dépassant pas 65 % (contrairement au 75 % autorisés), vieillissement de 30 mois minimum pour le calvados (au lieu de 18 mois, comme le prescrit la loi), utilisation de barriques d’âges et d’origines différentes permettant des assemblages complexes, etc.

Recette du Jour

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays

Au sud du Massif Central se trouve le haut plateau volcanique et granitique de l'Aubrac, aux pâturages riches et variés. Reflet de ce terroir, la fourme de Laguiole (AOC obtenue en 1961, aujourd'hui AOP) raconte l'histoire d'hommes qui ont su, depuis le XIIe siècle au cœur d'un pays rude, parfois secret, mais toujours généreux, préserver un savoir-faire et une tradition laitière.

Subric au fromage de Laguiole AOP et aux girolles de pays
Fabriqué à partir de lait cru et entier des vaches de races Simmental et Aubrac, nourries exclusivement à base d’herbe pâturée dans le plus pur respect de la nature, le Laguiole (prononcée layole) est un fromage à pâte pressée dont l'affinage va de 4 mois minimum à 18 mois.
Côté chiffre, le Laguiole c'est : 75 producteurs de lait, 3 producteurs fermiers et un transformateur pour 15 millions de litres par an… transformés en 700 tonnes par an de fourmes de Laguiole et aussi de tomes fraîches (utiliser pour l'Aligot).
Côté cuisine, voici une des recettes ancestrales du plateau de l'Aubrac.

La recette initiale, étant réalisée avec des girolles, est évidemment automnale. Mais sa simplicité et l'association gustative invoquée permettent sans problème de lui donner un air plus printanier avec des champignons de saison : Morille (pour les chanceux qui pourront en cueillir), Mousseron (ou Tricholome de la Saint-Georges), Cèpe bronzé (ou Tête de nègre), Champignon de couche (ou Psalliote à deux spores).

Recette du Jour

Salade de poulet mariné à l'italienne

Salade fraîcheur pour contrer la chaleur de l'été... Poulet poché, émietté puis se détendant dans une marinade citronné émulsionnée à l'huile d'olive et associé à quelques dés de tomates, raisins secs et câpres. Servi rafraîchi sur un lit de salades de saison, voilà une note désaltérante pour un repas estivale léger !


Ingrédients (pour 6 personnes) :

Salade de poulet mariné à l'italienne
4 blancs de poulet, 2 belles tomates à chair ferme (cœur de bœuf par exemple), 300 g de salades de saison (batavia, feuille de chêne rouge, un peu de roquette), 3 citrons, 2 tablettes de bouillon (1 de volaille et 1 de légumes), 100 g de raisins secs, 60 g de câpres, 2 feuilles de laurier, ½ cuillère à café de piment en poudre, 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, huile d'olive typée (par exemple une huile de Toscane), sel, poivre en grains (idéalement 12 grains de poivre à queue cubèbe et 2 poivres longs), quelques feuilles d'estragon, origan, quelques brins de ciboulette, un bouquet de jeunes pousses de moutarde et de brocoli.

Escapade Nature

Jardiner, c'est bon pour la santé !

Ras le bol du froid, de la neige et de la grisaille ! Courage, le printemps arrive et vous pourrez retrouver la forme et le moral en vous livrant à une activité de plein air : le jardinage. Ou le jardin bien dans sa peau en quatre déclinaisons… pour une escapade nature chez soi !


Bien dans son corps

Jardiner, c'est bon pour la santé !
De nombreuses études scientifiques concluent à l’apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire, la lutte contre l’obésité, la réduction des risques du diabète, des accidents cardio-vasculaires et de l’ostéoporose.

Le jardinage s’avère, en effet, être une véritable activité physique qui demande des efforts exercés de façon régulière. La tonte d’une pelouse de 200 m2 vous fera parcourir environ 20 kilomètres par an et le bêchage d’une parcelle de 10 m2 vous fera déplacer environ 1 tonne 500 de terre en 350 coups de bêche. L’idéal est de le pratiquer chacun à son rythme et en fonction de ses possibilités physiques. Pour bien faire, penser à concevoir votre jardin en fonction de la charge de travail que vous allez pouvoir supporter sans vous laisser déborder par les évènements.

Des efforts modérés mais répétés seront plus efficaces pour votre corps et votre jardin que des opérations commando ponctuelles qui vous laisseront courbaturé pour plusieurs jours, avec des ampoules au creux des mains et peut-être un lumbago en cadeau. Si jardiner - bêcher, griffer, porter - entretient la masse musculaire, elle entretient aussi la souplesse - désherber, cueillir, tailler. Il est conseillé d’alterner les travaux et les postures aussitôt que des tiraillements ou des douleurs sonnent l’alarme.



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