Un plan Bio pour l’Île-de-France  11/09/2009

© Frédéric Decante/Agence Bio
Lors d’un déplacement sur le plateau de Saclay (91), vendredi dernier, Jean-Paul Huchon, président la région, a rappelé la mise en place d’un Plan de développement 2009-2013 de l’agriculture biologique en Île-de-France. Celui-ci a été voté le 18 juin et a pour objectifs principaux la multiplication par 3 sur 3 ans et, au minimum, par 10 pour 2020 des surfaces agricoles consacrées au bio. Après une année 2008 plutôt médiocre, seulement 89 ha bio en plus, 2009 est beaucoup plus encourageant avec 1 580 ha supplémentaires qui viennent s’ajouter au 4 400 ha que comptait l’IDF en 2008. Cela représente une augmentation de 36 % en 1 an, et un supplément de 9 installations en Bio (aucune l’an dernier) et 29 en cours de conversion (6 l’an dernier). En tout, 84 exploitations produisent du bio en Île-de-France sur une surface ne représentant que 1 % du territoire agricole. L’un des autres axes forts de ce plan est la mise en place, le plus rapidement possible, de produits biologiques dans les cantines des 480 lycées publics de la région, sachant qu’aujourd’hui 25 lycées bénéficient déjà d’un dispositif pilote. Pour rappel, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique en France progresse de 10 % par an depuis 10 ans, contre 3,6 % pour le marché alimentaire dans son ensemble.

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Gil Chauveau

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Le potager anti-crise

Après 7 ans de jardinage en autodidacte, Rodolphe Groléziat nous livre le fruit de ses réflexions, de ses expériences et de ses statistiques.

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À la base complètement novice, ce qui pourrait être un handicap se révèle un atout. Rodolphe Groléziat expérimente sans idées préconçues, se nourrit de lectures spécialisées et s’enrichit de ses erreurs. Pour avoir une idée du temps et du coût dépensés, il en fait un relevé systématique. Résultat : dépenses 665 €, récolte 3 447 €, temps passé 386 heures. Le tout détaillé poste par poste. Son expérience démontre que beaucoup d’outils et de traitements sont superflus, que créer une mare n’est pas insurmontable et que la biodiversité est aussi efficace pour filtrer l’eau qu’une pompe, qu’un potager peut être beau, que l’on peut récolter ses propres graines, que le recyclage de hublots de machine à laver font de très belles cloches à légumes. Si l’argumentaire du livre est l’anti-crise pour le porte-monnaie, pour la santé et pour la planète, sa grande qualité est aussi de prouver que l’on peut s’affranchir du schéma du jardin potager d’antan, tiré au cordeau sans "mauvaises herbes", que le statisticien rigoureux cache un philosophe champêtre et que d’avoir pieds et mains dans la terre est vraiment très bon pour la tête.

Dominique Debeauvais
18/06/2010
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