Rue Caumartin rime avec Noël Canadien et Limousin  11/12/2009

Rue Caumartin rime avec Noël Canadien et Limousin
Depuis le 26 novembre et jusqu’au 11 janvier, la rue Caumartin à Paris, en plus des illuminations de circonstance, mélange l’accent canadien à celui du limousin et associe la feuille d’érable à celle du châtaignier. Eh oui, cette année, la Commission canadienne du tourisme et la Maison du Limousin, toutes deux situées rue de Caumartin, ont décidé de fêter Noël ensemble et d’unir leurs efforts pour offrir un marché et des animations aux couleurs de ces deux "territoires" touristiques.
Pour ce qui est du marché de Noël, il se situe à la Maison du Limousin où sont réunies les spécialités limousines (porcelaines, émaux, confitures, foies gras, châtaignes, etc.) et canadiennes (sirop d’érable, canneberge, capteur de rêve, pancake, etc.). Originale, une animation de rue permettra de se "sucrer le bec" (dégustation de la Tire sur neige, sorte de sucette au sirop d’érable) dans un décor de cabane à sucre, le jeudi 17 (13 h 30 à 15 h 30), vendredi 18 (13 h à 15 h) et samedi 19 décembre (14 h à 7 h).
Cette union singulière est marquée également par un concours permettant de gagner un voyage au Canada ou un séjour en Limousin (qui, pour ceux qui ne le savent pas forcément, est riche de nombreux trésors à découvrir).
Un rendez-vous magique, dans le quartier des grands magasins, histoire de découvrir ces deux territoires dits "préservés" qui ont privilégié aujourd’hui les projets de développement durable, avec notamment les constructions en bois.

"Noël canadien et limousin rue de Caumartin"
Jusqu’au 24 décembre 2009 à la Maison du Limousin.
De 9 h à 18 h 30 du lundi au vendredi, de 14 h à 19 h le samedi.
30, rue de Caumartin Paris (IXe).

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Le Bio ne connaît pas la crise...

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En cette période où même le salon de l'Agriculture n'a pas, à juste titre, le moral, la filière bio, elle, a toutes les raisons d'être un peu plus optimiste. C'est un des rares secteurs qui échappent en 2009 à la crise. Comme le déclarait Élisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, lors de la présentation, début février, du 7e Baromètre Consommation et perception des produits biologiques : "La consommation bio est une tendance structurelle, pas un effet de mode".

Les résultats du Baromètre 2009 de l’Agence Bio (réalisé par CSA*) confirment l’intérêt croissant des Français pour les produits bio. En 2009, 46 % déclare avoir consommé au moins un produit biologique au moins une fois par mois. Une progression notable de consommateurs puisqu'ils étaient 44 % en 2008 et 42 % en 2007. Face à la crise, les produits bio ont bien résisté : 39 % des Français disent avoir acheté au moins un produit bio dans les 4 semaines précédant l’enquête (même niveau qu’en 2008). Cet intérêt pour les produits bio est structurel : pour les 6 prochains mois, 25 % des consommateurs-acheteurs bio ont déclaré avoir l’intention d’augmenter leur consommation (vs 22 % en 2008) et 71 % de la maintenir.

Selon l'enquête, les Français veulent de plus en plus avoir la possibilité de manger bio. Ils sont aussi demandeurs de produits bio hors domicile : dans les restaurants (45 % en 2009 vs 42 % en 2008), sur leur lieu de travail (41 % en restauration d’entreprise vs 38 % en 2008 et 37 % dans les distributeurs automatiques vs 32 % en 2008). Point important : concernant les restaurants scolaires, 75 % des parents dont les enfants n’ont pas de produits bio à la cantine souhaiteraient qu’ils en aient.

Aujourd'hui, dans le panier bio du ménage, figurent en premiers les fruits et légumes, suivis par les produits laitiers, les œufs, l'épicerie, la viande et le pain. Ces actes d'achats sont motivés par une plus grande sensibilité à l’environnement et une opinion très positive vis à vis de l’agriculture biologique. Les ¾ d’entre eux pensent que cette dernière est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux et ils sont 84 % à estimer qu'elle doit se développer en France.

Les Français connaissent de mieux en mieux les produits biologiques et le profil des acheteurs a tendance à se démocratiser. Aujourd'hui, 16 % sont des ouvriers, contre seulement 11 % en 2008. Les cadres, eux, représentent 17 %. Enfin, il est à noter que la prise de conscience des Français pour le respect de l'environnement va croissante sachant que 20 % des acheteurs bio en 2009 le sont depuis moins de deux ans et que l'intérêt pour le bio naît souvent en même temps qu'un enfant !

* Enquête quantitative en face à face à domicile menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1015 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d’agglomération).
Gil Chauveau
02/03/2010