Les abeilles tiennent congrès du 15 au 20 septembre à Montpellier…  14/09/2009

Les abeilles tiennent congrès du 15 au 20 septembre à Montpellier…
… Ou plus exactement leurs représentants (apiculteurs, techniciens, scientifiques, professionnels de santé) venus du monde entier pour la 41e édition d’Apimondia. Cette année, ce Congrès de renommée internationale a choisi pour thème central : "L’abeille, sentinelle de l’environnement". C’est ô combien un sujet qui s’impose aujourd’hui, prioritaire et urgent, sachant que, depuis 1995, 300 000 colonies disparaissent en moyenne tous les ans… Que l’abeille participe pour 65 % au maintien de la biodiversité et pour 35 % à la production de notre alimentation… Et que 80 % des espèces de plantes à fleurs de notre planète, soient plus de 200 000 espèces, se reproduisent par pollinisation.
Grâce à la présence de près de 500 scientifiques et de nombreuses associations, comme l’Association francophone d’Apithérapie, Apimondia est devenu une véritable référence mondiale et, durant ces six jours, les résultats de leurs dernières recherches dans les différents domaines qui déterminent le développement de l’apiculture (biologie, pathologie, pollinisation, technologie, économie, apithérapie et développement rural) seront présentés au cours de 260 conférences, 14 symposia et 8 conférences plénières. Pour le grand public, on trouvera notamment un espace convivial de découverte des miels et de ses produits mais également des animations pédagogiques et festives apportant de nombreux éclairages sur la nécessité de la sauvegarde de l’abeille, et la présence de plus de 200 exposants.

Informations complètes sur www.apimondia2009.com
Gil Chauveau

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Le potager anti-crise

Après 7 ans de jardinage en autodidacte, Rodolphe Groléziat nous livre le fruit de ses réflexions, de ses expériences et de ses statistiques.

Le potager anti-crise
À la base complètement novice, ce qui pourrait être un handicap se révèle un atout. Rodolphe Groléziat expérimente sans idées préconçues, se nourrit de lectures spécialisées et s’enrichit de ses erreurs. Pour avoir une idée du temps et du coût dépensés, il en fait un relevé systématique. Résultat : dépenses 665 €, récolte 3 447 €, temps passé 386 heures. Le tout détaillé poste par poste. Son expérience démontre que beaucoup d’outils et de traitements sont superflus, que créer une mare n’est pas insurmontable et que la biodiversité est aussi efficace pour filtrer l’eau qu’une pompe, qu’un potager peut être beau, que l’on peut récolter ses propres graines, que le recyclage de hublots de machine à laver font de très belles cloches à légumes. Si l’argumentaire du livre est l’anti-crise pour le porte-monnaie, pour la santé et pour la planète, sa grande qualité est aussi de prouver que l’on peut s’affranchir du schéma du jardin potager d’antan, tiré au cordeau sans "mauvaises herbes", que le statisticien rigoureux cache un philosophe champêtre et que d’avoir pieds et mains dans la terre est vraiment très bon pour la tête.

Dominique Debeauvais
18/06/2010
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