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Atelier Cuisine

Poires en Habit Rouge à l’Ossau Iraty

Cuisiner un fruit de saison ? La poire bien sûr ! Pour une entrée "sucrée salée" pleine de fraîcheur qui associe le moelleux de la chair fruitée, le craquant du lard et le fondant du fromage. L’heureuse élue ? C’est la Conférence que nous avons retenue pour sa fermeté et sa bonne tenue à la cuisson. Et une occasion également de rassembler les deux acteurs du dicton "Entre la poire et le fromage" qui désignait (du XIVe au XVIe siècle) un intermède gastronomique, la poire servant alors à rafraîchir le palais avant le fromage de la fin de repas.



Poires en Habit Rouge à l’Ossau Iraty
Et quid de l’Ossau-Iraty ?
Il s’agit d’un fromage de brebis des Pyrénées dont la fabrication est ancestrale. On en retrouve des traces dans l’œuvre de Martial au 1er siècle. Le Pays Basque et le Béarn compte aujourd’hui plus de deux mille troupeaux de races basco-béarnaise et manech. Traditionnellement, ce fromage est fabriqué par les bergers, au printemps, dans le "cayolar" (cabane en pierre). Le caillé est pressé à la main dans des moules perforés, puis piqué à l’aide d’aiguilles et salé au gros sel. Il est mis à sécher dans la cabane avant d’être descendu chaque semaine au village où il continue son affinage : trois mois minimum.

Ingrédients (6 pers.) :

6 poires Conférence, 12 fines tranches de lard fumé, 200 gr d’Ossau Iraty, 100 de gruyère râpé, 30 cl de vin blanc moelleux, poivre, une pincée de cumin. Un peu de Mâche pour asseoir la poire dans l’assiette.

Élaboration :

Poires en Habit Rouge à l’Ossau Iraty
Préparation : 20 min. Cuisson : 20 min.

● Pelez les poires en gardant la queue et faites-les pocher dix minutes dans le vin blanc additionné de 30 cl d’eau. Égouttez et laissez tiédir.
● Puis creusez-les délicatement par la base afin d’enlever le cœur et les pépins. Remplissez les cavités ainsi obtenues avec l’Ossau Iraty râpé préalablement et mélangé avec le gruyère et le cumin.
● Préchauffez le four à 270° (th. 9).
● Emballez chaque poire dans deux tranches de lard fumé en faisant attention d’en faire passer une au-dessous pour fermer la cavité.
● Posez les poires dans un plat, poivrez et mettez-les au four durant dix minutes. Le lard doit être grillé et le fromage fondant à l’intérieur.
● Faites un petit lit de Mâche dans chaque assiette. Assaisonner d’un peu d’huile d’olive et de vinaigre balsamique. Poser les poires sur ce lit de Mâche et servir.

Lundi 5 Octobre 2009
Mardi 22 Décembre 2009
Gil Chauveau


Gastronomie | Terre de Vins | Escapade Nature | Atelier Cuisine


À la Une !

Le Bio ne connaît pas la crise...

Le Bio ne connaît pas la crise...
En cette période où même le salon de l'Agriculture n'a pas, à juste titre, le moral, la filière bio, elle, a toutes les raisons d'être un peu plus optimiste. C'est un des rares secteurs qui échappent en 2009 à la crise. Comme le déclarait Élisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, lors de la présentation, début février, du 7e Baromètre Consommation et perception des produits biologiques : "La consommation bio est une tendance structurelle, pas un effet de mode".

Les résultats du Baromètre 2009 de l’Agence Bio (réalisé par CSA*) confirment l’intérêt croissant des Français pour les produits bio. En 2009, 46 % déclare avoir consommé au moins un produit biologique au moins une fois par mois. Une progression notable de consommateurs puisqu'ils étaient 44 % en 2008 et 42 % en 2007. Face à la crise, les produits bio ont bien résisté : 39 % des Français disent avoir acheté au moins un produit bio dans les 4 semaines précédant l’enquête (même niveau qu’en 2008). Cet intérêt pour les produits bio est structurel : pour les 6 prochains mois, 25 % des consommateurs-acheteurs bio ont déclaré avoir l’intention d’augmenter leur consommation (vs 22 % en 2008) et 71 % de la maintenir.

Selon l'enquête, les Français veulent de plus en plus avoir la possibilité de manger bio. Ils sont aussi demandeurs de produits bio hors domicile : dans les restaurants (45 % en 2009 vs 42 % en 2008), sur leur lieu de travail (41 % en restauration d’entreprise vs 38 % en 2008 et 37 % dans les distributeurs automatiques vs 32 % en 2008). Point important : concernant les restaurants scolaires, 75 % des parents dont les enfants n’ont pas de produits bio à la cantine souhaiteraient qu’ils en aient.

Aujourd'hui, dans le panier bio du ménage, figurent en premiers les fruits et légumes, suivis par les produits laitiers, les œufs, l'épicerie, la viande et le pain. Ces actes d'achats sont motivés par une plus grande sensibilité à l’environnement et une opinion très positive vis à vis de l’agriculture biologique. Les ¾ d’entre eux pensent que cette dernière est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux et ils sont 84 % à estimer qu'elle doit se développer en France.

Les Français connaissent de mieux en mieux les produits biologiques et le profil des acheteurs a tendance à se démocratiser. Aujourd'hui, 16 % sont des ouvriers, contre seulement 11 % en 2008. Les cadres, eux, représentent 17 %. Enfin, il est à noter que la prise de conscience des Français pour le respect de l'environnement va croissante sachant que 20 % des acheteurs bio en 2009 le sont depuis moins de deux ans et que l'intérêt pour le bio naît souvent en même temps qu'un enfant !

* Enquête quantitative en face à face à domicile menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1015 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d’agglomération).
Gil Chauveau
02/03/2010