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Atelier Cuisine

Parmentier d’Agneau, jus d’olives noires aromatisé au thym

La simplicité gourmande au pays de Giono ! Les Alpes de Haute-Provence ont su maintenir une tradition née du savoir-faire ancestral d’hommes qui perpétuent des productions de qualité, notamment en élevant selon un cahier des charges strictes (Label Rouge) l’agneau de Sisteron. Voici donc une recette sous influence méditerranéenne comme une invitation à découvrir l’excellence de l’agneau César.



© Gil Chauveau
© Gil Chauveau
L’eau vive, c’est ainsi que Giono nommée la Durance, colonne vertébrale et âme de la Provence, des sommets de l’Ange (son lieu de naissance près de Montgenèvre) à Avignon. En Provence, sur ses terres, la diversité est reine, allant des plaines alluvionnaires aux montagnes de l'Ubaye, en passant par les collines du pays de Forcalquier et les plateaux et canyons du Verdon. Mais si la terre est souvent aride, si le vent balaie parfois les plateaux, le terroir est cependant généreux pour qui sait en découvrir les trésors. La tradition et les hommes qui l’initient offrent de nombreux produits de qualité, reconnus à juste titre par des sigles officiels. Pour mémoire, les Alpes de Haute-Provence détiennent 4 AOC : l’huile d’olive de Haute-Provence, le fromage de chèvre de Banon, les Vins des Coteaux de Pierrevert et l’huile essentielle de lavande fine de Haute Provence. Ainsi que 5 IGP (indication géographique protégée) : l’agneau de Sisteron, le petit épeautre, la pomme de Haute Provence, le miel de lavande, les herbes de Provence.

L’agneau de Sisteron (Label Rouge)

© Gil Chauveau
© Gil Chauveau
L’agneau de Haute-Provence est par excellence celui de Sisteron, plus connu sous le nom d’agneau César. Celui-ci est devenu Label Rouge en septembre 1995. Issu de mères de race Mérinos d'Arles, Préalpes du Sud ou Mourérous, l'agneau de Sisteron Label Rouge doit être né, élevé (allaité par la mère pendant 60 jours minimum), et abattu dans la zone d'Indication Géographique Protégée (région Provence Alpes Côte d'Azur et Drôme Provençale) à moins de 150 jours. Les troupeaux conduit en élevage extensif et pastoral doivent être de moins de 10 brebis à l'hectare et utiliser des parcours (ou estives). Les agneaux issus de ces élevages reçoivent une alimentation saine et naturelle à base exclusivement de lait maternel, de fourrages de l’exploitation et d’aliments complémentaires à dominante de céréales, ne contenant ni graisses, ni farines animales. Cette alimentation naturelle et équilibrée est accompagnée d’un mode d’élevage respectueux de l’environnement. Tout cela donne aux agneaux fermiers César une viande de couleur rosée, tendre et savoureuse, reconnue de qualité supérieure qui permet l’obtention du Label Rouge. Il y a aujourd'hui 295 éleveurs qualifiés Agneau de Sisteron, représentant environ 35 500 agneaux recevant un certificat de garantie et d'origine attestant du respect de toutes les conditions d'élevages et de mise en marché. D’autres élevages sont bien sûr remarquables (même s’ils ne bénéficient pas du Label Rouge) comme, notamment, l’agneau de Reillanne.

Ingrédients (pour 6 personnes) :

1 kg de poitrine d’agneau, 2 œufs, 300 g de chapelure, 1 verre de vin blanc (Côtes de Provence, par exemple), huile d’olive, 30 g de beurre, 1 oignon, 1 carotte, 1 bouquet garni, 3 gousses d’ail, 3 litres de bouillon de volaille, 4 clous de girofle, gros sel, poivre, 1 kg de pommes de terre charlotte (ou de la ratte, plus goûteuse), 50 g d’olives noirs dénoyautées, 1 pied de basilic ou des brins de thym (pour la déco).

Élaboration :

Parmentier d’Agneau, jus d’olives noires aromatisé au thym
Préparation : 40 min. Cuisson : 60 min.

● Dans une casserole où vous avez préparez les trois litres de bouillon (vous pouvez utiliser des bouillons cubes, si vous n’avez pas trop de temps), mettez la poitrine, l’oignon piqué des clous de girofle, la carotte coupée dans le sens de la longueur, le verre de vin blanc, le bouquet garni, les gousses d’ail et une poignée de gros sel.
● Portez à ébullition puis faites cuire à feu doux pendant 30 à 40 minutes environ. En fait, la viande est cuite lorsque la chair se détache de l’os facilement et se "défait" facilement.
● Égoutter la poitrine, enlever les os qui se détachent et détaillez la chair avec les doigts.
● Mettez la viande ainsi effilochée dans un plat (type plat à tarte) dans lequel vous avez déposé un torchon et recouvrez-là avec l’autre moitié de torchon, puis sous presse de manière à obtenir une plaque de 2 cm de hauteur. Pour cela, vous pouvez poser dessus, par exemple, un fond à tarte sur lequel vous répartissez des objets lourds. Laissez refroidir.
● Dans une poêle antiadhésive faire légèrement griller les pignons et réservez.
● Épluchez et lavez les pommes de terre. Faites-les cuire dans le bouillon de cuisson de la viande. Une fois bien cuites, écrasez-les à la fourchette, ajoutez le beurre et délayez avec l’huile d’olive, salez au gros sel. Puis incorporez la moitié des pignons de pin.
● Préparez une crème d’olive en mixant les olives noires et en délayant avec un peu d’huile d’olive. Vous devez obtenir une consistance de crème épaisse.
● Faire réchauffer, dans une petite casserole, un verre de jus de cuisson jusqu’au petit bouillon. Éteignez et mettez la cuillère de fleur de thym (ou, si vous n’en avez pas, l’équivalent de brins de thym frais). Laissez "tisaner" une dizaine de minutes.
● Pour obtenir le jus d’olives noires aromatisé au thym, incorporez dans la crème d’olive un demi-verre de ce bouillon au thym et mélangez.
● Une fois la poitrine refroidie, à l’aide d’une forme en inox (sinon d’un bol retourné ou d’une petite assiette), détailler des cercles. Comptez deux cercles par personne.
● Tremper ces cercles dans l’œuf battu, puis dans la chapelure. Saisissez chaque face des "galettes" de viande dans l’huile d’olive. Égouttez sur un papier absorbant.
● Sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé, à l’aide de la forme en inox, si vous en avez une (sinon, faites-le tranquillement en suivant l’arrondi de la galette), disposez un cercle puis la purée sur une hauteur d’à peu près 3 cm, mettez de nouveau un cercle, puis de nouveau de la purée.
● Réchauffez 10 minutes au four préchauffé (à 180°, th.6°) et dresser ensuite sur des assiettes chaudes. Déposez 4 cuillères à café de jus d’olives noires, décorez avec le restant de pignons et du basilic ciselé (ou du thym).

Dimanche 22 Novembre 2009
Mardi 22 Décembre 2009
Gil Chauveau


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Le Bio ne connaît pas la crise...

Le Bio ne connaît pas la crise...
En cette période où même le salon de l'Agriculture n'a pas, à juste titre, le moral, la filière bio, elle, a toutes les raisons d'être un peu plus optimiste. C'est un des rares secteurs qui échappent en 2009 à la crise. Comme le déclarait Élisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, lors de la présentation, début février, du 7e Baromètre Consommation et perception des produits biologiques : "La consommation bio est une tendance structurelle, pas un effet de mode".

Les résultats du Baromètre 2009 de l’Agence Bio (réalisé par CSA*) confirment l’intérêt croissant des Français pour les produits bio. En 2009, 46 % déclare avoir consommé au moins un produit biologique au moins une fois par mois. Une progression notable de consommateurs puisqu'ils étaient 44 % en 2008 et 42 % en 2007. Face à la crise, les produits bio ont bien résisté : 39 % des Français disent avoir acheté au moins un produit bio dans les 4 semaines précédant l’enquête (même niveau qu’en 2008). Cet intérêt pour les produits bio est structurel : pour les 6 prochains mois, 25 % des consommateurs-acheteurs bio ont déclaré avoir l’intention d’augmenter leur consommation (vs 22 % en 2008) et 71 % de la maintenir.

Selon l'enquête, les Français veulent de plus en plus avoir la possibilité de manger bio. Ils sont aussi demandeurs de produits bio hors domicile : dans les restaurants (45 % en 2009 vs 42 % en 2008), sur leur lieu de travail (41 % en restauration d’entreprise vs 38 % en 2008 et 37 % dans les distributeurs automatiques vs 32 % en 2008). Point important : concernant les restaurants scolaires, 75 % des parents dont les enfants n’ont pas de produits bio à la cantine souhaiteraient qu’ils en aient.

Aujourd'hui, dans le panier bio du ménage, figurent en premiers les fruits et légumes, suivis par les produits laitiers, les œufs, l'épicerie, la viande et le pain. Ces actes d'achats sont motivés par une plus grande sensibilité à l’environnement et une opinion très positive vis à vis de l’agriculture biologique. Les ¾ d’entre eux pensent que cette dernière est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux et ils sont 84 % à estimer qu'elle doit se développer en France.

Les Français connaissent de mieux en mieux les produits biologiques et le profil des acheteurs a tendance à se démocratiser. Aujourd'hui, 16 % sont des ouvriers, contre seulement 11 % en 2008. Les cadres, eux, représentent 17 %. Enfin, il est à noter que la prise de conscience des Français pour le respect de l'environnement va croissante sachant que 20 % des acheteurs bio en 2009 le sont depuis moins de deux ans et que l'intérêt pour le bio naît souvent en même temps qu'un enfant !

* Enquête quantitative en face à face à domicile menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1015 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d’agglomération).
Gil Chauveau
02/03/2010