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Atelier Cuisine



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Magret de canard et ses figues rôties au miel Sauce au cacao, piment d’Espelette et zestes d’orange

C’est la saison des figues, croquantes et juteuses comme la Bourjassote noire ou la Longue noire de Caromb, égayant nos palais… Associé à la chair goûteuse et fondante d’un magret de canard, elles se révèlent surprenantes et inattendues en compagnie de la fève du cacaotier. Une envie de voyage ? Pourquoi pas au Mexique !



Magret de canard et ses figues rôties au miel  Sauce au cacao, piment d’Espelette et zestes d’orange
Voici une recette traditionnelle revisité sur une inspiration mexicaine où se mêlent discrètement des notes exotique et épicée. La sauce est inspirée de la recette du Mole poblano qui signifie "sauce de Puebla" (nom d'une ville et d'un état du centre-sud du Mexique situé à l'ouest de Vera Cruz). Celle-ci est un classique de la cuisine mexicaine qui remonte au XVIe siècle et fut "improvisée" par les religieuses du couvent de Santa Rosa, à Puebla, suite à la venue imprévue de l'archevêque du diocèse. Cette sauce se sert habituellement avec des tortillas, des tamales (petits pains de maïs, sucrés ou salés, cuits le plus souvent à la vapeur), de la dinde et du poulet.
Puebla étant une ville située près de plusieurs volcans, les cuisinières locales pilent les ingrédients sur le "metate" (pierre volcanique épaisse) et elles peuvent utiliser parfois près de quinze piments différents dans la recette.

Ingrédients (4 personnes) :

2 magrets de canard de 350/400 g environ, 12 figues fraîches, 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, 1 orange non-traitée, 1 cuillère à café de poudre de piment d’Espelette, 3 cuillères à soupe à cacao pur en poudre (type Van Houten), 3 bonnes cuillères à soupe de miel, sel, poivre.

Élaboration :

Si vous avez pris des magrets de canard sous blister et conditionné sous vide, pensez à les sortir de leur emballage une bonne heure avant de les travailler.

● Prélevez les zestes de l’orange et faites-les pocher 3 minutes dans l’eau bouillante, puis égouttez-les et réservez.
● Quadrillez la peau des magrets en l’incisant à l'aide d'un couteau de manière à faire des croisillons, salez, poivrez. Faites cuire à feu vif, dans une grande poêle, vos magrets côté peau pendant 7 mn, puis 5 mn côte chair après avoir baissé le feu. Afin d’éviter les projections et d’effectuer une cuisson "à l’étouffée", couvrez la poêle d’un grand couvercle et baissez un peu le feu si nécessaire. Vous pouvez bien sûr moduler le temps de cuisson en fonction de votre préférence : très rosé à cuit.
● Otez les magrets et réservez au chaud (four préchauffé puis éteint dans lequel vous aurez mis un ramequin d’eau pour éviter que la viande se dessèche)
● Retirez la majeure partie de la graisse de cuisson, laissez-en l’équivalent de deux cuillères à soupe.
● Couper huit figues en 2. Poser chaque moitié sur la face ouverte dans la graisse des magrets que vous avez laissée dans la poêle. Versez le miel. Laissez cuire durant une quinzaine de minutes en retournant délicatement deux fois les figues.
● Modulez votre feu de vif à moyen de manière à obtenir un début de caramélisation du miel. Celui-ci doit devenir "enrobant" pour les figues.
● Dressez les figues avec les magrets et arrosez le tout des 2/3 de la sauce. Réservez à nouveau au four.
● Déglacez le tiers restant avec deux cuillères de vinaigre balsamique, puis ajoutez un verre d’eau dans lequel vous aurez délayez trois cuillères de cacao en poudre et une cuillère à café de piment d’Espelette. Mettre à ce moment-là également les zestes d’oranges que vous aurez préalablement émincés finement. Laissez bouillir 4 à 5 minutes afin d’obtenir une légère réduction.
● Dressez les magrets sur assiette (après les avoir tranchés) avec 4 demi-figues, une demi-tranche d'orange, arrosez le tout avec la sauce au miel.
● Prendre les quatre figues restantes (crues) et les inciser en quatre de manière à former une fleur à quatre pétales (voir la photo). En poser une sur chaque assiette.
● Pour finir, déposez en trois points une bonne cuillère de sauce au chocolat (voir photo) et dégustez !

Merci à C., la muse de mes inspirations culinaires !

Lundi 21 Septembre 2009
Gil Chauveau

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À la Une !

Enjeux et aventures sensibles du "Food Design" à la Maison de la Vache qui rit

Enjeux et aventures sensibles du
À l’origine de productions industrielles innovantes, reflet de pratiques sociétales inédites et créateur de nouvelles tendances culturelles, le "design culinaire" représente un enjeu majeur du XXIe siècle par les nouveaux rapports qu’il établit entre design, innovation culinaire et art contemporain.

Avec l’exposition "Food Design : Aventures sensibles", La Maison de La vache qui rit (Lons-le-Saunier, Jura) a ainsi souhaité s’associer et poursuivre - sous l’angle des préoccupations qui lui sont propres - les réflexions menées sur le sujet par le designer culinaire Marc Bretillot à la suite d’une première présentation au Lieu du Design (Paris) au printemps 2011.

Mêlant tour à tour recherche, poésie, industrie et expérimentations, l’exposition est ainsi l’occasion de saisir les principaux enjeux du design culinaire, tant du côté des designers que des industriels et des gourmets/gourmands. Elle met particulièrement en relief les réflexions les plus pointues et les capacités des designers les plus jeunes à intégrer les nouveaux usages dans la conception et le développement de leurs projets.

L’exposition débute par un questionnement initial du "monde alimentaire" par le biais des démarches développées par six jeunes designers sélectionnés par Marc Bretillot : Germain Bourré, Éléonore Delattre, Delphine Huguet, Julie Rothhahn et Magali Wehrunget. Elle se poursuit avec "Prospectives singulières", une section mettant en lumière les propositions futuristes issues de collaborations entre industrie agro-alimentaire et travaux d’étudiants pour le compte de commanditaires aussi divers que La Grande Epicerie, Quick ou le CIV (Centre d’Information des Viandes).

Marc Bretillot est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures du design culinaire en France et à l’étranger. Il enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims - où il a créé en 1999 l’Atelier de recherche en design culinaire - et intervient à l’École Supérieure de Cuisine Française Ferrandi à Paris. Il est régulièrement sollicité par l’industrie agro-alimentaire et les artisans de bouche en tant que conseiller en innovation. Il organise parallèlement des événements internationaux autour de la nourriture ou encore des performances culinaires aux frontières de l’art contemporain.

Pour mémoire : Inaugurée en 2009, sur le lieu de naissance du célèbre fromage fondu, "La Maison de La vache qui rit", est un concept novateur de musée de marque qui vise à offrir une expérience de visite ludique et participative ainsi qu’une programmation curieuse et stimulante axée sur trois grands thèmes, reflets et vecteurs des valeurs de la marque : créativité artistique et culinaire ; monde de l'enfance ; responsabilité sociétale et environnementale. Depuis son ouverture, plus de 110 000 visiteurs sont déjà venus visiter La Maison de La vache qui rit.

"Food Design : Aventures sensibles"
Une exposition cuisinée par Marc bretillot.
En collaboration avec le Lieu du Design.
Du 31 mars au 24 juin 2012.
Du mardi au vendredi, les après-midis de 14 h à 18 h,
samedi et dimanche, de 10 h à 18 h.
La Maison de la Vache qui rit, Lons-le-Saunier (39).
>> lamaisondelavachequirit.com

Photo : Germain Bourré - Millefeuilles aérien © Groupe Bel/LMVQR.

Lire les autres brèves.

La Rédaction
13/04/2012
Passions Partagées
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