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Gastronomie

Les excitants exotiques arômes du qahwah

Bienvenue dans le monde exotique du goût et des arômes. Monde de légendes qui fait remonter les références de ce breuvage tonique aux "Mille et Nuits" (le conte du berger yéménite Khaldi) ou encore à Mahomet qui reçut, par l’intermédiaire de l’archange Gabriel, une plante du verger céleste afin d’avoir la force de créer l’Islam. De celle-ci, il en tira un breuvage noir qu’il baptisa "qahwah" ce qui signifie "l’excitant".



Les excitants exotiques arômes du qahwah
Originaire d’Abyssinie où il existait à l’état sauvage, le caféier est un arbre tropical de la famille des Rubiacées et du genre Coffea. Son apparition sur notre vieux continent date du XVIIe siècle. Il s’installe tout d’abord dans le jardin botanique d’Amsterdam (1616) avant d’être présenté au Roi de France par l’ambassadeur de Mahomet V, Soliman Aga (1669). À l’époque, les coutumes et le peuple turcs étaient très à la mode et donc le café ne tarda pas à le devenir à la cour de Louis XIV.

Dès lors, la consommation de cette boisson ne cesse de progresser, soutenu par la création du premier débit de café à Paris : Le Procope.

Version botanique

Sur la soixantaine d’espèces existantes, seuls l’Arabica et le Canephora (plus connu sous le nom de Robusta) sont commercialisés. Ses deux espèces comprennent plusieurs variétés qui se différencient par des caractéristiques et des productivités différentes. Les plus répandues sont pour l’Arabica : Typica, Maragogype, Bourbon, Mundo Novo, Laurina ; et pour le Canephora : Robusta, Kouillou, Conilon, Niaouli.
La production annuelle d’un plant adulte est, en moyenne, de 2,5 Kg de cerises qui donneront 500 gr de café vert. Cela fera finalement 400 gr de café torréfié soit 40 tasses.

La mystérieuse alchimie de Maillard

Les excitants exotiques arômes du qahwah
En simplifiant, après la cueillette, l’extraction du grain (en général deux grains extraits de la cerise ou drupe), la fermentation, le lavage, le séchage, on obtient un café vert qui n’a aucun parfum si ce n’est une vague odeur de poussière.

La quintessence du grain de café sera obtenue grâce à l’étape maîtresse et la plus délicate : la torréfaction. En effet, c’est celle-ci, qui bien menée, sublimera un grand cru ou, au contraire, le gâchera. La torréfaction traditionnelle (la meilleure) dure une vingtaine de minutes (à 220° C). Durant les 10 premières, les sucres et l’eau contenus dans les grains se transforment en caramel. À partir de la 11e, se forment les différents composés aromatiques (dégradation et combinaison des sucres et acides). Ce sont les Réactions de Maillard. Plus de 900 composés responsables de l’arôme du café ont été identifiés mais ceux-ci n’apparaissent pas en même temps. Ainsi, à chaque seconde de la torréfaction correspond un assemblage aromatique spécifique.

Les bienfaits du qahwah

Le "petit noir", breuvage aux effluves gourmandes pour certains ou excitant néfaste pour d’autres, est une boisson pleine de bienfaits (absorbé en quantité raisonnable). Parmi le millier d’éléments chimiques composant le café, le plus remarquable est la caféine. Cet alcaloïde, que l’on retrouve également dans le thé, le kola et le maté, présente de nombreuses qualités. Les principales sont :
Une aide à la digestion des graisses par augmentation de sécrétion de la bile et amplificateur de la motricité intestinale ;
Une action vasoconstrictrice sur la circulation cérébrale ;
Un stimulant de la sécrétion d’adrénaline qui facilite l’élimination des graisses ;
Un puissant diurétique.

Il ne vous reste plus qu’à vous faire un bon petit café sachant que 150 ml contient de 60 à 100 mg de caféine et qu’il ne faut pas dépasser 700 mg par jour (pour un adulte de 70 Kg).

Vendredi 23 Octobre 2009
Jeudi 12 Novembre 2009
Gil Chauveau


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Le Bio ne connaît pas la crise...

Le Bio ne connaît pas la crise...
En cette période où même le salon de l'Agriculture n'a pas, à juste titre, le moral, la filière bio, elle, a toutes les raisons d'être un peu plus optimiste. C'est un des rares secteurs qui échappent en 2009 à la crise. Comme le déclarait Élisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, lors de la présentation, début février, du 7e Baromètre Consommation et perception des produits biologiques : "La consommation bio est une tendance structurelle, pas un effet de mode".

Les résultats du Baromètre 2009 de l’Agence Bio (réalisé par CSA*) confirment l’intérêt croissant des Français pour les produits bio. En 2009, 46 % déclare avoir consommé au moins un produit biologique au moins une fois par mois. Une progression notable de consommateurs puisqu'ils étaient 44 % en 2008 et 42 % en 2007. Face à la crise, les produits bio ont bien résisté : 39 % des Français disent avoir acheté au moins un produit bio dans les 4 semaines précédant l’enquête (même niveau qu’en 2008). Cet intérêt pour les produits bio est structurel : pour les 6 prochains mois, 25 % des consommateurs-acheteurs bio ont déclaré avoir l’intention d’augmenter leur consommation (vs 22 % en 2008) et 71 % de la maintenir.

Selon l'enquête, les Français veulent de plus en plus avoir la possibilité de manger bio. Ils sont aussi demandeurs de produits bio hors domicile : dans les restaurants (45 % en 2009 vs 42 % en 2008), sur leur lieu de travail (41 % en restauration d’entreprise vs 38 % en 2008 et 37 % dans les distributeurs automatiques vs 32 % en 2008). Point important : concernant les restaurants scolaires, 75 % des parents dont les enfants n’ont pas de produits bio à la cantine souhaiteraient qu’ils en aient.

Aujourd'hui, dans le panier bio du ménage, figurent en premiers les fruits et légumes, suivis par les produits laitiers, les œufs, l'épicerie, la viande et le pain. Ces actes d'achats sont motivés par une plus grande sensibilité à l’environnement et une opinion très positive vis à vis de l’agriculture biologique. Les ¾ d’entre eux pensent que cette dernière est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux et ils sont 84 % à estimer qu'elle doit se développer en France.

Les Français connaissent de mieux en mieux les produits biologiques et le profil des acheteurs a tendance à se démocratiser. Aujourd'hui, 16 % sont des ouvriers, contre seulement 11 % en 2008. Les cadres, eux, représentent 17 %. Enfin, il est à noter que la prise de conscience des Français pour le respect de l'environnement va croissante sachant que 20 % des acheteurs bio en 2009 le sont depuis moins de deux ans et que l'intérêt pour le bio naît souvent en même temps qu'un enfant !

* Enquête quantitative en face à face à domicile menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1015 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d’agglomération).
Gil Chauveau
02/03/2010