Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Terre de Vins

Le mythique Uisge Beatha… ou whisky

Dans l’histoire des alcools, le whisky a une place unique à laquelle aucun autre ne peut prétendre : la popularité littéraire. Tout comme l’absinthe fut la drogue de prédilection des peintres et des poètes, le whisky inspira de nombreux auteurs de romans et réalisateurs de films en lui conférant le statut de boisson virile par excellence. Mais quelle est l’origine de cette boisson alcoolisée dont la première licence officielle de distillation fût donnée, en 1608, à la distillerie Bushmills.



Le mythique Uisge Beatha… ou whisky
Si on met de côté les différentes légendes médiévales, et si l’on réfère uniquement aux origines des premières fermentations, ce breuvage, tout comme la bière, prend ses racines en Mésopotamie où les cultures céréalières ont débuté et où les premières fermentations ont été découvertes. C’est ensuite, 3 000 ans avant J.-C., les égyptiens qui prennent le relais en pratiquant la distillation, pour leurs parfums, et la fermentation de l'orge pour produire l'ancêtre de la bière. L'islam médiéval améliorera et transmettra le savoir de la distillation au fil de ses conquêtes. Il donnera également le mot utilisé encore aujourd’hui pour ce distillat : "alcool" (al-kohl en arabe).

Pour ce qui est de la paternité du whisky tel que nous le connaissons, nul ne sait si ce fut les Irlandais ou les Écossais qui le distillèrent en premier. Mais les écossais pourraient bien l’obtenir si l’on en croit un Exchequer's roll (sorte de document comptable officiel de l’époque), datant de 1494, qui attribue "8 bolls of malt to Friar John Cor, by order of the King to make aqua vitae" ("8 balles de malt au Moine John Cor, selon l'ordre du Roi pour faire l'eau de vie"). Côté légende, ce serait les moines de Dal Riada (province du nord-est de l’Irlande) qui, au Ve siècle, partagèrent leurs connaissances dans le domaine de la distillation lorsqu'ils vinrent évangéliser les Pictes de Calédonie (ancien nom de l'Écosse).

De aqua vitae à uisge beatha

Le mythique Uisge Beatha… ou whisky
Le nom actuel de whisky vient de la transformation anglaise du mot gaélique écossais "uisge" ou de "uisce" en gaélique irlandais. Ce terme signifie simplement "eau" dans les deux langues. C'est "uisge beatha" en gaélique écossais et "uisce beatha" en irlandais qui se traduit par "eau de vie".

Aujourd’hui, la renommée du whisky est devenue mondiale jusqu’à obtenir un statut mythique inspirant de nombreux écrivains dès le début du XXe siècle. C’est la boisson virile par excellence. Du gangster au golden boy en passant par l’agent secret, il est l’acteur (liquide) de quantité de films et de romans.

Il existe différentes variétés de whisky. En écosse, la plus ancienne est le whisky de malt qui est un distillat d’orge malté fermenté. Traditionnellement, toutes les phases de fabrication ont lieu dans une seule distillerie, chacune ayant leur propre source d’eau dont la qualité influe sur le goût et le caractère du whisky.

Les malts écossais sont classés, selon leur origine géographique, en quatre régions : Highlands (incluant le Speyside), Lowlands, Campbeltown et Islay.
Il existe deux types principaux de whisky : le Blended Scotch Whisky (le plus répandu) et le Single Malt.

Le Blended ("mélanger" en anglais) est un assemblage de whiskies de malt et de grain (distillat de blé et maïs). L’adjonction de whisky de grain, moins corsé, permet de diminuer l’intensité du malt.
La qualité du "blend" dépend de la quantité de malt utilisé (5 à 70 %), de son âge et de sa composition. En effet, on peut assembler jusqu’à 50 malts différents avec 2 ou 3 whiskies de grain afin de trouver le meilleur équilibre.

Le Single Malt vient d’une seule distillerie. Les singles malts écossais sont considérés actuellement comme les meilleurs du monde. Situation étonnante car, avant les années soixante, ils étaient inconnus hors d’Écosse et servaient surtout de base aux assemblages.

À ces deux types principaux, il convient de citer le Single Grain, whisky de grain issu d’une seule distillerie et le Vatted Malt qui réunit des singles malts de différentes distilleries. Sans oublier, bien sûr, tous les whiskies et autres whiskeys du monde entier…
A suivre…

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Dimanche 25 Octobre 2009
Dimanche 8 Novembre 2009
Gil Chauveau


Gastronomie | Terre de Vins | Escapade Nature | Atelier Cuisine


À la Une !

Le potager anti-crise

Après 7 ans de jardinage en autodidacte, Rodolphe Groléziat nous livre le fruit de ses réflexions, de ses expériences et de ses statistiques.

Le potager anti-crise
À la base complètement novice, ce qui pourrait être un handicap se révèle un atout. Rodolphe Groléziat expérimente sans idées préconçues, se nourrit de lectures spécialisées et s’enrichit de ses erreurs. Pour avoir une idée du temps et du coût dépensés, il en fait un relevé systématique. Résultat : dépenses 665 €, récolte 3 447 €, temps passé 386 heures. Le tout détaillé poste par poste. Son expérience démontre que beaucoup d’outils et de traitements sont superflus, que créer une mare n’est pas insurmontable et que la biodiversité est aussi efficace pour filtrer l’eau qu’une pompe, qu’un potager peut être beau, que l’on peut récolter ses propres graines, que le recyclage de hublots de machine à laver font de très belles cloches à légumes. Si l’argumentaire du livre est l’anti-crise pour le porte-monnaie, pour la santé et pour la planète, sa grande qualité est aussi de prouver que l’on peut s’affranchir du schéma du jardin potager d’antan, tiré au cordeau sans "mauvaises herbes", que le statisticien rigoureux cache un philosophe champêtre et que d’avoir pieds et mains dans la terre est vraiment très bon pour la tête.

Dominique Debeauvais
18/06/2010
Liste de liens
Elles ou ils partagent la même passion que nous pour les saveurs de la bouche et de l'esprit. Nous vous invitons à faire leur connaissance...


Partenaires