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Le haricot, ambassadeur de la diversité génétique

En cette année mondiale de la biodiversité, Phaseolus vulgaris, dénommé jadis fayot et plus connu de nos jours sous le nom de haricot, se fait l’ambassadeur de la biodiversité des espèces cultivées. Partie des forêts sud-américaines, cette liane sauvage s’est adaptée aux contrées où elle a été implantée jusqu’à en devenir indissociable. Quand la biodiversité rime avec tradition, patrimoine culturel et culinaire, savoir-faire local, il paraît indispensable de la préserver pour les conserver.



Les expos

Le haricot, ambassadeur de la diversité génétique
En vedette végétal, le haricot se paie, en ce mois d'octobre pluvieux, un livre et une expo. L’exposition nous propose de partir à la découverte d’un légume que l’on croit connaître mais le néophyte risque d’être surpris par le nombre de variétés anciennes et nouvellement crées qui ont été recensées. Les variétés de haricots se comptent par milliers à l’échelle mondiale, pas loin de deux cents pour la France. Elles se différencient au premier coup d’œil par leur morphologie ; ils en existent des longs et même des très longs, des fins, des plats, des ronds. Certains sont à port buissonnant, les nains, ils obligeront le jardinier à se courber jusqu’à eux alors que d’autres les grimpants escaladant leurs supports rendent la cueillette plus confortable. Si, sur les marchés, c’est le haricot vert qui domine, il n’en existe pas moins des "à gousses jaunes" dits beurre, certains portent une livrée violette, d’autres sont tigrés ou marbrés. Les grains aussi disposent d’une palette de couleur allant du blanc au noir en passant par des nuances crème, rose, rouge, unis, marbrés ou tachetés. Le jardinier averti peut apprécier sur pieds différentes variétés et en tirer un enseignement pour le choix de ses cultures à venir.

Le haricot arrive en 10e place des légumes consommés dans le monde. Dans certains pays africains et d’Amérique du sud, il fait partie de l’alimentation de base. Si sa consommation a décliné au XXe siècle en Europe, un regain d’intérêt semble se dessiner à travers la défense des variétés locales et l’incitation à la consommation de protéine végétale en remplacement de la viande.

Étant présent dans l’alimentation de tous les peuples du monde, il est donc lié aux cultures locales à travers ses recettes, ses dénominations et ses fêtes. Il n’est qu’à citer le haricot Tarbais et le cassoulet, le flageolet et la fête des haricots d’Arpajon, le Coco de Paimpol, le haricot maïs du Béarn, ingrédient de base de la garbure.

Évidemment une telle popularité a laissé une place dans le langage populaire : "C'est la fin des haricots ! ; Courir sur le haricot ; Travailler pour des haricots ; Avoir la ligne haricot vert, etc."

Exposition du 10 septembre au 10 octobre 2010 en salle et au jardin, tous les jours sauf le lundi de 10 h à 18 h.
>> Potager du Roi, lieu emblématique des légumes.
École Nationale Supérieure du Paysage à Versailles (78).
01 39 24 62 62.
>> Potager du Ceres,
Domaine de la Grange-la-Prévôté, Savigny-le-Temple (77), lieu idéal pour accueillir cette exposition puisqu’il a vocation à devenir le conservatoire des légumes anciens de l’Île-de-France.
01 60 63 29 40.

Le livre

Le haricot, ambassadeur de la diversité génétique
Initié par le Potager du Roi et le Domaine de La Grange-la-Prévôté, avec le soutien de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, ce livre richement illustré traite de manière quasi complète du haricot, cette plante qui, depuis 8 000 ans, s'est parfaitement adaptée aux besoins des civilisations. L'un des déclics également à l'origine du projet fut la découverte du manuscrit de René Le Berryais (1722-1807), célèbre jardinier-agronome avranchais, composé de 21 pages de textes et de 49 planches coloriées. Quelques fac-similés de pages de notes et de dessins sont d'ailleurs reproduits dans le livre.

L'ouvrage se décompose en quatre parties permettant de faire un voyage inédit pour faire mieux connaissance avec l'un des légumes les plus cuisinés dans le monde : De l'Amérique à l'Europe, une histoire de haricots ; Une histoire des haricots en France ; Les haricots, toute une filière et une organisation ; Le futur en question.
Une collecte d'informations et de connaissances indispensables... et une remarquable contribution à l'Année Internationale de la Biodiversité.

>> Du fayot au mangetout, l'histoire du haricot sans perdre le fil
Antoine Jacobsohn en collaboration avec Gilles Debarle et Kamel Elias.
Préface d'Isabelle Bonnin et Xavier Le Roux
Éditions du Rouergue, Rodez.
160 pages, 21 x 24 cm, 26 €.
Date de sortie : 9 septembre 2010.
Antoine Jacobsohn : Responsable Service Potager du Roi à l'École nationale supérieure du paysage, Versailles.
Gilles Debarle : Directeur du Domaine de la Grange-la-Prévôté, à Savigny-le-Temple.
Kamel Elias : Ingénieur agronome et horticole, Docteur ingénieur en amélioration des plantes, production végétale, ressources génétiques et environnement.
Avec les contributions de Jean-Daniel Arnaud et Jean-Marie Lecointre, Tony Bonnin, François Boulineau, Michel Chauvet, Gilles Debarle, François Delmond, Antonio Miguel De Ron, Ana Paula Rodino, Maria De La Fuente et Marta Santalla, Susanne Freidberg, Paul Gepts, Jean Harzig, Marianne Hédont, Antoine Jacobsohn, Mary et Philip Hyman, Thierry Laverne, Claire Neema et Julien Capelle, Jean-Michel Roy.

Samedi 2 Octobre 2010
Dominique Debeauvais et Gil Chauveau

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À la Une !

Enjeux et aventures sensibles du "Food Design" à la Maison de la Vache qui rit

Enjeux et aventures sensibles du
À l’origine de productions industrielles innovantes, reflet de pratiques sociétales inédites et créateur de nouvelles tendances culturelles, le "design culinaire" représente un enjeu majeur du XXIe siècle par les nouveaux rapports qu’il établit entre design, innovation culinaire et art contemporain.

Avec l’exposition "Food Design : Aventures sensibles", La Maison de La vache qui rit (Lons-le-Saunier, Jura) a ainsi souhaité s’associer et poursuivre - sous l’angle des préoccupations qui lui sont propres - les réflexions menées sur le sujet par le designer culinaire Marc Bretillot à la suite d’une première présentation au Lieu du Design (Paris) au printemps 2011.

Mêlant tour à tour recherche, poésie, industrie et expérimentations, l’exposition est ainsi l’occasion de saisir les principaux enjeux du design culinaire, tant du côté des designers que des industriels et des gourmets/gourmands. Elle met particulièrement en relief les réflexions les plus pointues et les capacités des designers les plus jeunes à intégrer les nouveaux usages dans la conception et le développement de leurs projets.

L’exposition débute par un questionnement initial du "monde alimentaire" par le biais des démarches développées par six jeunes designers sélectionnés par Marc Bretillot : Germain Bourré, Éléonore Delattre, Delphine Huguet, Julie Rothhahn et Magali Wehrunget. Elle se poursuit avec "Prospectives singulières", une section mettant en lumière les propositions futuristes issues de collaborations entre industrie agro-alimentaire et travaux d’étudiants pour le compte de commanditaires aussi divers que La Grande Epicerie, Quick ou le CIV (Centre d’Information des Viandes).

Marc Bretillot est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures du design culinaire en France et à l’étranger. Il enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims - où il a créé en 1999 l’Atelier de recherche en design culinaire - et intervient à l’École Supérieure de Cuisine Française Ferrandi à Paris. Il est régulièrement sollicité par l’industrie agro-alimentaire et les artisans de bouche en tant que conseiller en innovation. Il organise parallèlement des événements internationaux autour de la nourriture ou encore des performances culinaires aux frontières de l’art contemporain.

Pour mémoire : Inaugurée en 2009, sur le lieu de naissance du célèbre fromage fondu, "La Maison de La vache qui rit", est un concept novateur de musée de marque qui vise à offrir une expérience de visite ludique et participative ainsi qu’une programmation curieuse et stimulante axée sur trois grands thèmes, reflets et vecteurs des valeurs de la marque : créativité artistique et culinaire ; monde de l'enfance ; responsabilité sociétale et environnementale. Depuis son ouverture, plus de 110 000 visiteurs sont déjà venus visiter La Maison de La vache qui rit.

"Food Design : Aventures sensibles"
Une exposition cuisinée par Marc bretillot.
En collaboration avec le Lieu du Design.
Du 31 mars au 24 juin 2012.
Du mardi au vendredi, les après-midis de 14 h à 18 h,
samedi et dimanche, de 10 h à 18 h.
La Maison de la Vache qui rit, Lons-le-Saunier (39).
>> lamaisondelavachequirit.com

Photo : Germain Bourré - Millefeuilles aérien © Groupe Bel/LMVQR.

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La Rédaction
13/04/2012
Passions Partagées
Elles ou ils partagent la même passion que nous pour les saveurs de la bouche et de l'esprit. Nous vous invitons à faire leur connaissance...


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