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Escapade Nature

L’Anjou, une terre riche d’émotions

Comprenant l’intégralité du Maine-et-Loire, traversé d’Est en Ouest par la Loire, l’Anjou est riche d’escapades authentiques. Avec passion, ce département continue de lire les pages du passé (le Val de Loire est inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco) tout en écrivant déjà celles du futur, avec l’ambition d’une toujours plus grande qualité de son art de vivre.



Le château d’Angers (forteresse du XIIIe, résidence des ducs d'Anjou au XIV et XVe) se dresse sur un promontoire rocheux surplombant la Maine et comporte 17 tours de schiste et de tuffeau. © CDTA
Le château d’Angers (forteresse du XIIIe, résidence des ducs d'Anjou au XIV et XVe) se dresse sur un promontoire rocheux surplombant la Maine et comporte 17 tours de schiste et de tuffeau. © CDTA
Première étape au cœur de ce département, Angers, capitale de l’Anjou, surprend par la richesse de son patrimoine, la douceur de son cadre de vie et surtout son dynamisme économique et culturel. Avec pour vigie son Château forteresse et pour ligne de vie la Maine, la ville s’est fait un devoir de restaurer ses principaux trésors historiques qui lui ont permis d’obtenir le label "Ville d’Art et d’Histoire". De la magnifique "Tenture de l’Apocalypse" (XIVe) (conservée au Château) à la tapisserie "Le Chant du Monde" de Jean Lurçat (exposée dans l’ancien hôpital Saint-Jean) en passant le Musée des Beaux-Arts, la Collègiale Saint-Martin, etc., Angers est habitée par son histoire. Celle-ci ne cesse de revivre avec la Cité historique (entre la Cathédrale Saint-Maurice et le château) et le quartier de la Doutre (de l’autre côté du Maine, rive droite).

Anjou… Passion végétal

La capitale angevine vaut aussi pour sa qualité et sa douceur de vivre avec plus d’un tiers de sa surface en espaces verts, soit plus de 1 500 hectares végétalisés ou naturels. Parmi les parcs et jardins incontournables, on trouve notamment l’historique Jardin des Plantes datant de la fin du XVIIe, le Jardin du Mail, le Parc de l’Arboretum ou encore le dernier né, le Parc de Balzac.

Cette prédominance horticole apparaît dès le XIIe siècle et se développe au XVe avec le roi René qui, le premier, acclimata des espèces exotiques. Cela s’étendit à l’ensemble de l’Anjou qui, dès le XVIIIe siècle, fut le berceau des premières pépinières. Aujourd’hui, Angers, pôle végétal à vocation mondiale, a tout pour devenir la capitale européenne du développement durable. Et l’Anjou compte actuellement plus de 25 000 emplois dans la filière horticole.

Parc de l’Arboretum Gaston Allard

Entre le Jardin des Alcôves et le Jardin des 5 Sens, un bassin pour des plantes d’eau. © Dominique Debeauvais
Entre le Jardin des Alcôves et le Jardin des 5 Sens, un bassin pour des plantes d’eau. © Dominique Debeauvais
Botaniste, voyageur et dendrologue (spécialiste des arbres), Gaston Allard est une grande "figure" angevine. Entre 1863 et 1918, il consacre sa vie à la création de l’arboretum, il débute avec les platanes, les marronniers et les séquoias puis y implante une collection de conifères, suit la création de l’allée des chênes ; enfin, en 1895, le fruticéum (espace planté d’arbustes) vient agrandir le parc. Grâce aux nombreuses relations nouées avec des botanistes du monde entier, il acclimate des milliers de sujets à Angers. En 1916, le parc est légué à l’Institut Pasteur.

En 1959, la ville d’Angers le rachète alors qu’il est retourné à l’état de friche. En 1980, le parc s’enrichit d’une collection de référence de 650 hortensias. Dans les années 2000, 3 jardins, les Ombrages, les Essais et les Cinq sens, sont créés autour de la maison de Gaston Allard devenue Musée botanique. Le jardin des ombrages est installé en façade. Sous les arbres vénérables installés à la création du parc s’épanouissent les plantes d’ombres dans des coloris pastel répondant aux couleurs angevines traditionnelles de la maison.

Le jardin des essais, exposé plein sud, apparaît lui dans une explosion de couleurs vives. Réaménagé en vivaces et annuelles chaque année sur une nouvelle thématique, il présente des plantes et des associations végétales, source d’inspiration pour l’aménagement ornemental des jardins de dimensions modestes. Arbres en pots, haies, plantes grimpantes, allées gazonnées ou minérales, autant de structures pour rythmer la mise en scène graphique des 20 000 plantes. Le jardin sert d’écrin aux statues de François Cacheux, contribuant par leur présence à l’atmosphère poétique et magique du lieu.

Adresses Utiles

Où se renseigner
  • Comité départemental du Tourisme de l’Anjou
Place Kennedy
BP 32147
49021 Angers cedex 02
02 41 23 51 51
www.anjou-tourisme.com

  • Gîtes de France Anjou
23, rue d’Anjou
BP 52425
49 024 Angers cedex 02
02 41 88 00 00
www.gites-de-france-anjou.com

Où manger
  • Atelier des Saveurs
2, place des Halles, 49120 Chemillé
02 41 30 58 79
atelier-des-saveurs@orange.fr
www.atelierdessaveurschemille.com

  • Le quart d’heure angevin
42, avenue Besnardière, 49100 Angers
02 41 24 09 25

Où dormir
  • Château de Noirieux
Relais & Chateaux - Hôtel 4 étoiles et restaurant gastronomique
26, rue du Moulin, 49125 Briollay
02 41 42 50 05
www.chateaudenoirieux.com

Mercredi 20 Mai 2009
Mardi 26 Mai 2009
Gil Chauveau


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Le potager anti-crise

Après 7 ans de jardinage en autodidacte, Rodolphe Groléziat nous livre le fruit de ses réflexions, de ses expériences et de ses statistiques.

Le potager anti-crise
À la base complètement novice, ce qui pourrait être un handicap se révèle un atout. Rodolphe Groléziat expérimente sans idées préconçues, se nourrit de lectures spécialisées et s’enrichit de ses erreurs. Pour avoir une idée du temps et du coût dépensés, il en fait un relevé systématique. Résultat : dépenses 665 €, récolte 3 447 €, temps passé 386 heures. Le tout détaillé poste par poste. Son expérience démontre que beaucoup d’outils et de traitements sont superflus, que créer une mare n’est pas insurmontable et que la biodiversité est aussi efficace pour filtrer l’eau qu’une pompe, qu’un potager peut être beau, que l’on peut récolter ses propres graines, que le recyclage de hublots de machine à laver font de très belles cloches à légumes. Si l’argumentaire du livre est l’anti-crise pour le porte-monnaie, pour la santé et pour la planète, sa grande qualité est aussi de prouver que l’on peut s’affranchir du schéma du jardin potager d’antan, tiré au cordeau sans "mauvaises herbes", que le statisticien rigoureux cache un philosophe champêtre et que d’avoir pieds et mains dans la terre est vraiment très bon pour la tête.

Dominique Debeauvais
18/06/2010
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