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Du simple pain au miel au pain d'épices !

Le miel pour l'immortalité, les épices pour la médecine... Tout d'abord offrandes aux dieux (époque gréco-romaine), le pain au miel ou "pain de vie" (Labküeche en alsacien) va rencontrer les palais des petits et des grands dès le Moyen Âge en Europe, grâce aux Croisés qui en rapportèrent les épices. Considéré comme un véritable remède miracle, il va faire l'objet d'une multitude de recettes dans les villes bordant le Rhin (et en Alsace) et va devenir un cadeau gourmand lié à toutes les fêtes, religieuses ou païennes.



Du simple pain au miel au pain d'épices !
C'est, en plus d'une quarantaine de recettes, ce que nous raconte le livre "Pains d'épices". Des origines antiques à l'arrivée des épices en Occident - tout d'abord le gingembre et l'anis, puis la cannelle, le girofle, la muscade, la badiane, la cardamone, le macis et la coriandre -, jusqu'aux différentes techniques et à l'évolution des recettes, cet ouvrage nous propose, en une douzaine de premières pages richement illustrées, un tour d'horizon complet de cette spécialité gourmande qui va devenir, dès 1496, un des fleurons du patrimoine gastronomique alsacien.

C'est d'ailleurs l'une des plus anciennes fabriques de pains d'épices d'Alsace, la Maison Fortwenger à Gertwiller (1768), qui est à l'initiative du livre, l'occasion pour elle de fêter le premier anniversaire du Palais du Pain d'épices, un musée vivant baignant dans les appétissantes effluves de miel, de cannelle et de gingembre. Et "Pains d'épices" en est le reflet "papier" car nous y découvrons, tout comme au "Palais", l'histoire de Charles Fortwenger, à l'origine d'une belle saga familiale et de la maison du même nom ; les raisons historiques et pratiques de l'utilisation du miel, des épices et autres ingrédients ; l'évolution des moules aux lithographies ou aux chromolithographies, etc.

Terrine foie gras pain d'épices © Photo SAEP/Jean-Luc Syren et Valérie Walter.
Terrine foie gras pain d'épices © Photo SAEP/Jean-Luc Syren et Valérie Walter.
Mais c'est aussi, et surtout, un livre complet de recettes, avec les bases indispensables à connaître que sont les dosages du "4 d'épices" et du "9 d'épices", la fabrication des écorces d'orange ou de citron confites, les différents glaçages. Nous passons ensuite à la grande tradition des Wihnachtsbredele (petits gâteaux de Noël en Alsace) où nous retrouvons notamment le spéculoos, la maison de Hansel et Gretel ou les fameux Basler leckerli. Les vrais "Pains" (pour la forme) ou Couques sont déclinés en huit recettes variés où le chocolat, la banane et les noisettes trouvent leur place. Le petit plus de "Pains d'épices" se situe dans les dernières pages où une dizaine de recettes classiques, salées ou sucrées, sont revisitées en y mettant du pain d'épices. On passe de la très tendance association "foie gras/pain d'épices" à un plus original "Croque-monsieur de pain d'épices au roquefort et jambon cru" pour finir sur un étonnant "Nougat glacé au pain d'épices et aux éclats de nougatine" ou un anisé "Tiramisu au pain d'épices".

Au final, "Pains d'épices" est le livre idéal pour épicer nos repas de fin d'année et garnir le sapin de Noël de "Mannele", ce petit personnage en pain d'épices, héros d’un conte anglo-saxon très populaire, "The Gingerbread Man", qui fait aussi son apparition dans Schrek !

>> Pains d'épices
Textes et recettes : Laurence Dalon.
Avec la Maison Fortwenger et le Palais du Pain d'épices.
Éditions Saep.
94 pages, 7,40 €.
Date de sortie : novembre 2010.


>> Le Palais du Pain d'épices
>> Recette du Pain d'épices aux fruits secs.

Mercredi 15 Décembre 2010
Gil Chauveau

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À la Une !

Enjeux et aventures sensibles du "Food Design" à la Maison de la Vache qui rit

Enjeux et aventures sensibles du
À l’origine de productions industrielles innovantes, reflet de pratiques sociétales inédites et créateur de nouvelles tendances culturelles, le "design culinaire" représente un enjeu majeur du XXIe siècle par les nouveaux rapports qu’il établit entre design, innovation culinaire et art contemporain.

Avec l’exposition "Food Design : Aventures sensibles", La Maison de La vache qui rit (Lons-le-Saunier, Jura) a ainsi souhaité s’associer et poursuivre - sous l’angle des préoccupations qui lui sont propres - les réflexions menées sur le sujet par le designer culinaire Marc Bretillot à la suite d’une première présentation au Lieu du Design (Paris) au printemps 2011.

Mêlant tour à tour recherche, poésie, industrie et expérimentations, l’exposition est ainsi l’occasion de saisir les principaux enjeux du design culinaire, tant du côté des designers que des industriels et des gourmets/gourmands. Elle met particulièrement en relief les réflexions les plus pointues et les capacités des designers les plus jeunes à intégrer les nouveaux usages dans la conception et le développement de leurs projets.

L’exposition débute par un questionnement initial du "monde alimentaire" par le biais des démarches développées par six jeunes designers sélectionnés par Marc Bretillot : Germain Bourré, Éléonore Delattre, Delphine Huguet, Julie Rothhahn et Magali Wehrunget. Elle se poursuit avec "Prospectives singulières", une section mettant en lumière les propositions futuristes issues de collaborations entre industrie agro-alimentaire et travaux d’étudiants pour le compte de commanditaires aussi divers que La Grande Epicerie, Quick ou le CIV (Centre d’Information des Viandes).

Marc Bretillot est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures du design culinaire en France et à l’étranger. Il enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims - où il a créé en 1999 l’Atelier de recherche en design culinaire - et intervient à l’École Supérieure de Cuisine Française Ferrandi à Paris. Il est régulièrement sollicité par l’industrie agro-alimentaire et les artisans de bouche en tant que conseiller en innovation. Il organise parallèlement des événements internationaux autour de la nourriture ou encore des performances culinaires aux frontières de l’art contemporain.

Pour mémoire : Inaugurée en 2009, sur le lieu de naissance du célèbre fromage fondu, "La Maison de La vache qui rit", est un concept novateur de musée de marque qui vise à offrir une expérience de visite ludique et participative ainsi qu’une programmation curieuse et stimulante axée sur trois grands thèmes, reflets et vecteurs des valeurs de la marque : créativité artistique et culinaire ; monde de l'enfance ; responsabilité sociétale et environnementale. Depuis son ouverture, plus de 110 000 visiteurs sont déjà venus visiter La Maison de La vache qui rit.

"Food Design : Aventures sensibles"
Une exposition cuisinée par Marc bretillot.
En collaboration avec le Lieu du Design.
Du 31 mars au 24 juin 2012.
Du mardi au vendredi, les après-midis de 14 h à 18 h,
samedi et dimanche, de 10 h à 18 h.
La Maison de la Vache qui rit, Lons-le-Saunier (39).
>> lamaisondelavachequirit.com

Photo : Germain Bourré - Millefeuilles aérien © Groupe Bel/LMVQR.

Lire les autres brèves.

La Rédaction
13/04/2012
Passions Partagées
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