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Gastronomie

De la nécessité de lire les étiquettes !

Imaginez acheter le même produit (prix identique ou possible différence de 2 à 3 centimes) dans deux enseignes différentes du même groupe de "Grande Distribution" ou GSM (grandes et moyennes surfaces) et que ceux-ci s'avèrent différents, en terme de liste d'ingrédients, de manière notable sans que la raison – excluant bien sûr toutes opérations de type promotionnel avec remise, bon de réduction – vous apparaissent évidente ou logique.



De la nécessité de lire les étiquettes !
Donc, dans des conditions normales d'achat, nous prenons une bouteille de Sirop de Cassis (2,04 euros) à Carrefour Market (Saint-Maur-des-Fossés) et une à Carrefour Athis-Mons. Les deux bouteilles (voir photo) semblent assez semblables visuellement. Les dénominations sont identiques – Sirop de cassis ; Sans colorant ; 75 cl, même code barre (3 270 190 007012) – mais lorsque l'on prend connaissance des ingrédients... Surprise !
D'un côté (copie fidèle de la liste) :
Sucre, jus de fruits à base de concentrés : 40 % reconstitués (dont cassis : 35 %, citron), sirop de glucose-fructose, eau, arômes naturels de cassis.
De l'autre :
Sucre, eau, jus de fruits à base de concentrés : 20 % reconstitués (dont cassis : 14 %, sureau), sirop de glucose-fructose, acidifiant : acide citrique, arôme.

De la nécessité de lire les étiquettes !
Mais qu'est-ce qui justifie cette différence et surtout, à appellation identique, une proportion de jus de cassis reconstitué aussi dissemblable entre les deux sirops ?
Une marge pour Carrefour plus conséquente ? Sans doute, car la version allégée en cassis est celle que l'on retrouve dans son "hyper" alors que l'autre est distribuée chez Carrefour Market (remplaçant les "Champion") qui est un supermarché de plus grande "proximité".

Cette expérience n'a qu'un seul objectif (hormis le fait que le 40 % est bien plus goûteux que le 20 %), celui de démontrer qu'aujourd'hui, même si on a de moins en moins de temps, il est indispensable de bien lire les étiquettes, car elles sont souvent d'un grand enseignement... Et que c'est nous, consommateurs, qui sommes, si nous le voulons, les maîtres de nos achats. Nos choix de consommation peuvent être les solutions de demain, et à l'instar du succès de la lutte pour le maintien du "Camembert cru" (voir liens ci-dessous), nous pouvons, si nous le voulons, faire plier la grande distribution à chaque fois que cela est utile pour maintenir le goût, la qualité mais également la défense des petits producteurs (dans le cas du camembert).

Lutte pour le maintien du camembert au lait cru :

"Le camembert au lait cru sauve sa peau", Le Figaro, article de Louis Laroque, 28 janvier 2009.

"Camembert AOC au lait cru : Isigny et Lactalis jettent l’éponge !", Blog de Kamizole, 25 janvier 2009.

Dimanche 21 Février 2010
Samedi 13 Mars 2010
Gil Chauveau


Gastronomie | Terre de Vins | Escapade Nature | Atelier Cuisine


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Le potager anti-crise

Après 7 ans de jardinage en autodidacte, Rodolphe Groléziat nous livre le fruit de ses réflexions, de ses expériences et de ses statistiques.

Le potager anti-crise
À la base complètement novice, ce qui pourrait être un handicap se révèle un atout. Rodolphe Groléziat expérimente sans idées préconçues, se nourrit de lectures spécialisées et s’enrichit de ses erreurs. Pour avoir une idée du temps et du coût dépensés, il en fait un relevé systématique. Résultat : dépenses 665 €, récolte 3 447 €, temps passé 386 heures. Le tout détaillé poste par poste. Son expérience démontre que beaucoup d’outils et de traitements sont superflus, que créer une mare n’est pas insurmontable et que la biodiversité est aussi efficace pour filtrer l’eau qu’une pompe, qu’un potager peut être beau, que l’on peut récolter ses propres graines, que le recyclage de hublots de machine à laver font de très belles cloches à légumes. Si l’argumentaire du livre est l’anti-crise pour le porte-monnaie, pour la santé et pour la planète, sa grande qualité est aussi de prouver que l’on peut s’affranchir du schéma du jardin potager d’antan, tiré au cordeau sans "mauvaises herbes", que le statisticien rigoureux cache un philosophe champêtre et que d’avoir pieds et mains dans la terre est vraiment très bon pour la tête.

Dominique Debeauvais
18/06/2010
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